| Avec les asct de dole, retour sur une lutte qui ouvre des perspectives |
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| Mardi, 10 Novembre 2009 00:00 |
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Comme l'ensemble des cheminots, les agent(e)s de notre établissement sont confronté(e)s à une direction dont les comportements n'ont rien à envier à ceux de patrons du privé qui sacrifient la vie des salarié(e)s sur l'autel du profit. A cet effet, le président PEPY impose aux agent(e)s des méthodes managériales issues de cabinets de conseils privés, méthodes qui sont calquées sur celles de Renault, Air France ou France Telecom « Regardez comment ces entreprises ont réussi leur transformation, c'est vers là que je vous emmène ! » se plaît-il à dire. Cette accélération des mesures libérales mise en œuvre, comme la course à la productivité qui génère mal-être au travail, s'accompagne d'une réaction de plus en plus forte et porteuse d'espoir. La preuve par Dole.
Certes, fondamentalement les choix stratégiques de la direction demeurent, mais imposer la création 9/7ème , 4 RHR, dans un environnement économique, politique et social complexe, est à souligner.
Après avoir profondément modifié le plan de transport du Haut-Jura (transfert de trains par bus, réorientation des liaisons Saint-Claude vers Besançon au détriment de Dole), la direction a proposé un roulement fortement dégradé avec 2 lignes en moins.
La réaction des agent(e)s aura été immédiate : inquiétude, écœurement, colère. Sans à la fois, appeler tous les jours à la grève reconductible et illimitée ( et sans à chaque fois y donner une suite), sans faire le choix catastrophique d'accompagner cette restructuration, la CGT n'a pas renoncé . Que ce soit au niveau de la délégation TER Franche-Comté ( 2 réunions), de l'établissement( 3 courriers,1 DCI plutôt animée, plusieurs rencontres avec la direction de notre établissement) ou de l' U.O ( multiplication de contacts aussi bien physiques que téléphonés), notre syndicat n'a rien lâché. La négociation aura duré 1 mois. A chaque réunion, les agent(e)s réuni(e)s en AG ont été informé(e)s. En responsabilité, la CGT a à chaque fois donné son appréciation et au final, ce sont les agent(e)s qui sont resté(e)s maîtres de leur action.
Déterminé(e)s, tout en sachant que la direction l'était également, les agent(e)s ont cependant demandé à notre syndicat de maintenir la négociation. Ils ont eu raison. Engager une négociation avec la direction serait-elle impossible par principe et faut -il attendre un changement global des orientations pour que la négociation soit envisageable? Rompre les négociations, c'est ce qu'attendait la direction et c' était lui faire le plus beau des cadeaux : où en serait aujourd'hui les agent(e)s de cette résidence?
Après avoir épuisé toutes les instances de concertation et face au blocage qui se dessinait, les agent(e)s ont décidé de rentrer dans le dur et ont engagé le bras de fer avec la direction en écartant tout fatalisme : que peut faire une petite résidence face au rouleau compresseur Pépy? Lors de la commission du 5 novembre, ce sont 22 agent(e)s ( 2/3 de l'effectif de la résidence) qui se sont invité(e)s, et la vraie vie a causé: celle de la souffrance au travail. Dès lors, les contre-propositions CGT devenaient incontournables et peut-être, par excès d'assurance, persuadée qu'elle peut réformer sans tenir compte des difficultés des agents, plus l'action avançait, plus la direction perdait la main. Même les menaces de mobilité n'y ont rien fait. Petit à petit, les agent(e)s sont passé(e)s d'une volonté de la part de la direction d' adapter les effectifs à un de plan de transport qui sacrifie le site ferroviaire de Dole, à une écoute réciproque, pour au final gagné le maintien de 2 collègues en roulement avec 9/7ème et 4 RHR créés.
Lors de l'ultime AG, la décision a été prise d'arrêter la grève tout en restant solidaires des agents de conduite du dépôt de Dole. Mais toutes et tous étaient conscient(e)s que dès le prochain changement de service, une deuxième étape sera nécessaire, pour gagner à la fois de meilleures conditions de travail et que les 10 euros nets gagnés par journées simples en TER se concrétisent par du plus sur le feuille de paie. Car le compte n'y est pas. C'est vrai, l'on peut mener des batailles importantes dans certains endroits, mais on aura surtout besoin d'une mobilisation de tous les agents : il faut absolument trouver les moyens d'élargir l'action pour gagner sur cette revendication et que la spécificité de l'exercice du métier en TER soit pleinement reconnu.
Sur place, tout au long de cette action, le rôle joué par la CGT a été apprécié et déterminant. Nul doute également que le très fort taux de syndicalisation CGT, l'activité déployée tout au long de l'année, la forte implication dans l'action des syndiqué(e)s CGT, de très fortes traditions de luttes, auront permis ses avancées.
Notre syndicat dès lors, vous invite à prendre toute votre part dans un syndicalisme de contestation, de proposition, de négociation et d'action.
Vous y avez toute votre place, adhérez à la CGT. |






