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Dans la continuité de la bataille menée par la CGT sur les emplois au sein de l’Epic SNCF, une délégation a été reçue le 20 juillet dernier par la direction du Technicentre suite à une Demande de Concertation Immédiate (DCI) concernant les effectifs au sein de notre établissement.
Malgré une charge de travail constante sur l’ensemble du TBFC, c’est près de 50 emplois supprimés sur plus de 400 cheminots en deux ans : plus de 12 % de perte d’emplois et autant de gain de productivité
Comme nous l’avons écrit sur le compte-rendu CGT des DP du 23 juin 2011, cette situation entraîne une dégradation sérieuse et quotidienne des conditions de travail et de la sécurité des cheminots. Sans parler de l’impact sur celle des circulations et la dégradation du Service Public.
Les nouvelles réorganisations, tant locales que nationales de notre filière Matériel, n’ont pour seuls objectifs que la diminution des coûts, de la masse salariale et vont à l’opposé de l’intérêt des usagers, des cheminots et du service public.
Cette situation n’est pas inéluctable.
Pour preuve, suite à nos différentes luttes, n’en déplaise à notre DET, la direction de la SNCF a été contrainte de revoir à la hausse (près de 1000) le nombre d’autorisations d’embauches pour 2011.
Par expérience, la CGT sait qu’une annonce ne suffit pas à rendre concrète une telle décision localement, dans les établissements. Seule la pression des cheminots avec la CGT a contraint les directions d’établissement à revoir leur CO (Cadre d’Organisation).
Les chiffres donnés par la Direction Régionale au CER et arrêtés au 31 juillet font état de 20 autorisations d’embauche (dont 1 ATT cadre) pour le Technicentre et 7 pour le CLI. À ce jour, seules 5 embauches ont été réalisées au CLI et 7 seulement sur le reste du TBFC.
En DCI, le DET nous annonçait « qu’il gérait » malgré la lenteur des procédures d’embauches. La CGT a de sérieux doutes quant à la réalisation de la totalité des recrutements d’ici le 31 décembre 2011. La précarité de l’emploi augmente avec le recours de plus en plus important aux CDD et autres intérimaires. Pour la CGT, les critères de sélection à l’embauche semblent être excessifs : plus d’un millier de candidatures sont parvenues à la Direction Régionale sans que cela ne permette à ce jour la réalisation de la totalité des recrutements autorisés dans les établissements.
Sachant que 21 cheminots ont déjà fait valoir leur droit à la retraite pour cette année, dans le meilleur des cas, l’année s’achèverait avec un effectif de -1 par rapport au CO …
En Bref, rien de concret pour améliorer notre quotidien.
La pérennité des sites du Technicentre, après la mise en place d’OSMOSE et des STF, ne peut être garantie que par des effectifs suffisants et permettant le maintien du savoir-faire, des compétences et des connaissances : fortement remis en cause ces dernières années. La direction a commandité une enquête pour examiner à la loupe l’utilisation des cheminots sur leur poste de travail. On voit bien que son objectif et d’augmenter encore la productivité. Le « nécessaire MIEUX TRAVAILLER » comme aime le dire, M. ATTOU … La CGT, comme bon nombre de cheminots, voit autre chose dans cette formule.
Dans un premier temps, pour stopper cette hémorragie, la CGT a des propositions :
• A minima, respecter le CO
• Comme ce dernier n’est pas atteint, l’accord stipule le remplacement de tous les CPA (comme nous l’avons exigé sur Dijon-Ville)
• Le remplacement des agents partis à la retraite
• L’embauche au statut des alternants venants d’achever leur formation
• L’embauche en CDI de tous les CDD et intérimaires actuellement en contrat au TBFC (l’établissement les utilisant sur des emplois encore récemment effectués par des cheminots au statut)
• L’embauche de Nathanaël SALAUN indûment licencié par la direction
La CGT vous appelle à débattre des moyens à mettre en œuvre pour inverser cet état qui ne saurait en rien être bénéfique à l’ensemble des cheminots comme des usagers.
Participez aux Heures d’Informations Syndicales prochainement organisées par la CGT sur les sites de GEVREY, DIJON-VILLE, BESANÇON, au DÉPÔT et au CLI.

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