| Emplois EVOY BOURGOGNE |
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| Mercredi, 10 Août 2011 11:38 |
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Au printemps 2011, l’entreprise SNCF a lancé une grande campagne médiatique sur le thème du recrutement pour contrebalancer l’image d’une entreprise qui dégraisse. L’Établissement Voyageurs de Bourgogne –EVOY B- a annoncé en réunion des délégués du personnel en mai 2011 l’autorisation de 25 recrutements. La CGT a été reçue le 3 août 2011 en DCI. La direction nous a annoncé que les autorisations de recrutements passaient de 25 à 35 agents. Pour autant ce volume est encore insuffisant au regard des besoins d’un futur proche puisque nous savons que le nombre de départ possible en retraite est de 48 agents. Alors que les deux tiers de l’année sont écoulés, il n’y a que 7 recrutements fermes de réalisés sur 35 autorisations soit 20%. Il reste donc 80% des autorisations d’embauches à réaliser en quatre mois, il va falloir donner un sérieux coup d’accélérateur pour y parvenir avant le 31 décembre 2011. Dans le cas contraire le cadre d’organisation ne sera jamais respecté : à peine les recrutements seront réalisés que de nouveaux départs seront enregistrés. La direction prétend avoir des difficultés à recruter et se heurterait à la « culture des jeunes qui serait différente de celle de leurs aînés ». Pourtant à l’EVOY B, les jeunes, ce n’est pas ce qui manque sur les contrats précaires, il y a 23 CDD, 27 contrats de professionnalisation (23 alternants et 4 contrats d’apprentissage). Pour la CGT ces jeunes doivent tous être embauchés. Mais lorsque l’on aborde cette question dans l’établissement la direction estime qu’engager ces alternants nuirait au déroulement de carrière des cheminots… Cela alors même que les effectifs sont largement en dessous du cadre d’organisation ce qui crée une dégradation des conditions de travail, un accroissement de la productivité, une détérioration de la sécurité, de la sûreté et de la qualité du service public. Le budget 2011 de la SNCF, véritable plan d’affaires, conduit à cette politique d’austérité en matière d’emploi. Entre deux périodes de recrutements les robinets sont fermés : au lieu d’avoir une politique permanente en matière d’emploi qui s’appuie sur l’accord formation, l’entreprise SNCF recrute par vagues. La politique de formation doit être prioritairement tournée vers les besoins de l’entreprise elle-même ! D’autre part, il faut rendre attractifs les métiers de la filière Transport Mouvement pour attirer les jeunes. Pour cela les salaires doivent être revalorisés et le salaire d’embauche porté à 1700 € bruts. Le déroulement de carrière doit être amélioré et libéré de la pression de « la maîtrise de la masse salariale ». La direction ne peut prendre des engagements au niveau national et ne pas les mettre en œuvre au niveau local (volume de recrutements, embauches des alternants…)! |







