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Emplois EVOY BOURGOGNE Imprimer Envoyer
Mercredi, 10 Août 2011 11:38

Au printemps 2011, l’entreprise SNCF a lancé une grande campagne médiatique sur le thème du recrutement pour contrebalancer l’image d’une entreprise qui dégraisse.

L’Établissement Voyageurs de Bourgogne –EVOY B- a annoncé en réunion des délégués du personnel en mai 2011 l’autorisation de 25 recrutements.
La CGT a tenu à faire le point de ces recrutements et exiger que tous soient réalisés au 31 décembre 2011 en déposant une DCI le 1er août 2011.
La CGT a démontré un écart de moins 11 agents sur notre établissement entre le cadre d’organisation et l’effectif réel au 30 juin 2011. La direction confirme nos chiffres dont la moitié provient d’un déficit sur le site de Dijon Ville.
Nous avons fait une projection à partir des départs possibles pour les agents susceptibles de faire valoir leurs droits à la retraite et mis en évidence que l’écart pourrait s’élever à moins 48 agents en fin d’année.
Rappelons tout de même qu’un cadre d’organisation (CO) représente l’effectif normalement nécessaire pour assurer la production et qu’il est fixé par l’entreprise elle-même.

La CGT a été reçue le 3 août 2011 en DCI. La direction nous a annoncé que les autorisations de recrutements passaient de 25 à 35 agents.
La CGT prend acte de cette annonce à mettre au profit des mobilisations des cheminots depuis le début de l’année.

Pour autant ce volume est encore insuffisant au regard des besoins d’un futur proche puisque nous savons que le nombre de départ possible en retraite est de 48 agents.

Alors que les deux tiers de l’année sont écoulés, il n’y a que 7 recrutements fermes de réalisés sur 35 autorisations soit 20%. Il reste donc 80% des autorisations d’embauches à réaliser en quatre mois, il va falloir donner un sérieux coup d’accélérateur pour y parvenir avant le 31 décembre 2011. Dans le cas contraire le cadre d’organisation ne sera jamais respecté : à peine les recrutements seront réalisés que de nouveaux départs seront enregistrés.

La direction prétend avoir des difficultés à recruter et se heurterait à la « culture des jeunes qui serait différente de celle de leurs aînés ». Pourtant à l’EVOY B, les jeunes, ce n’est pas ce qui manque sur les contrats précaires, il y a 23 CDD, 27 contrats de professionnalisation (23 alternants et 4 contrats d’apprentissage).

Pour la CGT ces jeunes doivent tous être embauchés.
Il est certain que si la direction ne propose que des CDD aux jeunes elle aura du mal à atteindre l’équilibre entre effectifs et CO !
La CGT est intervenue dans ce sens lors de la DCI.

La direction nous répond que les CDD « n’ont qu’à faire une demande d’embauche et qu’on verra »… et que pour les alternants la réponse est non. Pourtant la SNCF s’est engagée en avril dernier à recruter en 2011 plus de 4 000 nouveaux alternants, soit plus de 400 contrats supplémentaires par rapport à 2010 et à embaucher au minimum 600 jeunes à l’issue de leurs formations en 2011.

Mais lorsque l’on aborde cette question dans l’établissement la direction estime qu’engager ces alternants nuirait au déroulement de carrière des cheminots… Cela alors même que les effectifs sont largement en dessous du cadre d’organisation ce qui crée une dégradation des conditions de travail, un accroissement de la productivité, une détérioration de la sécurité, de la sûreté et de la qualité du service public.

Le budget 2011 de la SNCF, véritable plan d’affaires, conduit à cette politique d’austérité en matière d’emploi.

Entre deux périodes de recrutements les robinets sont fermés : au lieu d’avoir une politique permanente en matière d’emploi qui s’appuie sur l’accord formation, l’entreprise SNCF recrute par vagues.
La multiplication des contrats de formation en alternance sans promesses d’embauches ne permet pas de résoudre le déficit actuel, ni d’améliorer la qualité du service public, et encore moins d’améliorer nos conditions de travail.
Cette situation conduit inexorablement les jeunes que nous avons formés, qui sont compétents et qui bien souvent ont envie de travailler dans notre entreprise… vers la case chômage !
Notons également que 130 cheminots de notre région sont à l’EME (Espace Mobilité Emploi) en attente d’un poste…

La politique de formation doit être prioritairement tournée vers les besoins de l’entreprise elle-même !

D’autre part, il faut rendre attractifs les métiers de la filière Transport Mouvement pour attirer les jeunes. Pour cela les salaires doivent être revalorisés et le salaire d’embauche porté à 1700 € bruts. Le déroulement de carrière doit être amélioré et libéré de la pression de « la maîtrise de la masse salariale ».
Les conditions de travail ne doivent pas être la variable d’ajustement de la politique budgétaire.

La direction ne peut prendre des engagements au niveau national et ne pas les mettre en œuvre au niveau local (volume de recrutements, embauches des alternants…)!


Cette situation ne peut plus durer sur l’EVOY Bourgogne.
La CGT met en débat avec les cheminots la perspective d’une action de haut niveau fin septembre début octobre sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail, le service public.