| Elections prud’homales du 3 decembre |
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| Lundi, 17 Novembre 2008 00:00 |
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Des magistrats a votre service
Des premières initiatives sociales mondiales qui visent à répondre à la déroute des marchés. La question du travail décent concerne plus que jamais les cadres et les techniciens. La poussée de l’individualisation des carrières se traduit par l’affaiblissement des garanties collectives. La reconnaissance de la qualification est suspendue à une course sans fin aux résultats tandis que les contrats d’objectifs percutent de plus en plus souvent l’éthique. Le devoir de loyauté à l’entreprise confisque l’esprit critique et bride l’innovation. L’augmentation des situations de mal être au travail, qui va jusqu’au suicide, n’est que le symptôme de cet immense gâchis. Il appelle un autre management, source de reconnaissance, d’équilibre entre vie professionnelle et privée, d’exercice de la responsabilité sociale, restituant ainsi à l’encadrement son rôle contributif. Cet été, l’offensive contre la RTT a rencontré une profonde opposition que la CGT et son UFCM ont relayée. Les cadres de l’UFCM Dijon se sont retrouvés avec leurs camarades cadres des autres fédérations CGT dans les manifestations devant le sénat pendant les débats portant réforme du temps de travail. Mais ils se sont trouvés bien seuls, les autres se satisfaisant sans doute de négociations à postériori pour en atténuer les effets.
Ainsi cette loi invite les directions d’entreprises à plafonner le nombre de jours travaillés des cadres à 235 jours par an, c'est-à-dire près de 30 jours de travail de plus pour un cadre cheminot français. Ce plafonnement peut être porté à 282 jours en cas de concurrence européenne, cela est déjà le cas pour le fret dans notre entreprise, cela sera le cas au 1er janvier 2010 pour tout ce qui concerne la branche voyageur. A terme, c’est la suppression de tous les jours de RTT et des fériés. Ceci pourra s’appliquer sans qu’il soit besoin d’accord signé. Sur la simple base de l’entretien annuel pour tous ceux qui disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, l’employeur peut désormais imposer cette nouvelle contrainte. La possibilité offerte à la SNCF de se faire désormais payer les RQ après les fêtes vient bien à propos pour des agents ne comptant pas leurs heures. La diminution de la valeur du point (moins 23% depuis 1982) avec des protocoles salariaux au rabais permet à la direction au travers ce débouché de trouver une solution peu couteuse au problème du pouvoir d’achat en berne des cheminots. Au coup par coup, sous la pression hiérarchique, des cadres pourraient bien se laisser intimider au cours de leur EIA, d’autant que moins syndiquées nos catégories sont plus vulnérables que les autres. En faisant exploser les repères collectifs en entreprise entre ceux des cadres qui resteront au temps de travail fixé par accord et ceux qui accepteront de le dépasser (même au prix d’un compte épargne temps) la nouvelle loi isole les salariés, fait peser de graves menaces sur leur santé et dénie à chacun d’entre nous la juste rémunération de notre qualification. Ce genre de loi entrant dans ce qu’appelle le gouvernement actuel « la modernisation du travail » est une négation même du sens du travail et du paiement de la qualification désormais toujours suspendu à la réalisation d’objectifs de moins en moins atteignables sauf au prix d’une pression psychologique et physique croissante. Le 3 décembre, vous allez élire vos représentants au Conseil des Prud’hommes. Nul doute qu’en cette époque de dérèglementation, il nous faudra des magistrats élus qui ne transigeront pas avec le droit des salariés. Voter pour les candidats Cadres présentés par l’Union des Ingénieurs Cadres et Techniciens de la CGT c’est s’assurer d’être entendu et défendu par des femmes et des hommes à l’écoute des salariés de nos catégories. Les candidats proposés par la CGT viennent d’entreprises diverses pour représenter au mieux les cadres du périmètre de la Côte d’Or. BOULESTEIN Jacques, CRAM BOGILLOT Martial, SNCF |






