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Compte rendu réunion DP Cadres 4 juillet 2008 Imprimer Envoyer
Vendredi, 04 Juillet 2008 00:00
 DECLARATION PREALABLE DE L’UFCM-CGT
Les 18 et 19 juin 2008, Guillaume Pépy et le COMEX (Comité Exécutif) de la SNCF réunissent à la Porte de Versailles à Paris 4 000 cheminots de l’encadrement pour présenter le projet d’entreprise du nouveau Président baptisé provisoirement « Ambition SNCF 2012 ».
Cette initiative de grande envergure est le premier grand meeting du Président de la SNCF. S’inscrivant parfaitement dans le modèle économique libéral, G. Pépy présente son ambition de voir la SNCF se développer vers l’Europe et le monde dans un environnement concurrentiel. Seule la course au profit, le business et les résultats financiers semblent porter son ambition. G. Pépy part à la conquête du monde et souhaite entraîner les cheminots dans sa mégalomanie. Pendant deux jours, il réunit l’encadrement pour le convaincre du bien-fondé de stratégie économique et va tenter d’en faire des militants de sa politique. G. Pépy oublie seulement que l’Entreprise, dont la Présidence lui a été offerte par Nicolas Sarkozy, ne lui appartient pas. La SNCF est une Entreprise Publique avant d’être un Groupe. Elle a été retirée du domaine privé parce que seule une entreprise nationale peut répondre aux exigences d’un pays en matière de transport ferré. La SNCF est le fleuron mondial du transport ferroviaire parce que seule une entreprise publique a pu se développer technologiquement pour s’adapter aux besoins croissants des populations. Si dans les années 70, la SNCF n’avait pas été une entreprise publique, on n’aurait jamais pu concevoir, construire, mettre en service commercial et développer le TGV. La SNCF a un maillage géographique complet parce que seule une entreprise publique peut garantir l’égalité de droit au transport pour tous les citoyens. G. Pépy a présenté fièrement les résultats 2007 de la SNCF. Des milliers d’emplois sacrifiés, des centaines de sites ferroviaires fret abandonnés, des millions de camions sur les routes, des milliers de trains de marchandises calés, des chiffres de régularité alarmants, un niveau de sécurité inquiétant, un réseau ferré qui se dégrade et des milliers de kilomètres de voies à vitesse réduite, un patrimoine bradé, voilà quelles sont les origines de ces si bons résultats financiers ! Monsieur Pépy est bien le seul cheminot à les brandir comme un trophée ! Michel Bon, ex PDG de France Télécom, est invité à cette convention comme témoin de « la réussite du changement dans un grand groupe » pour vanter les vertus du libéralisme économique et une politique managériale autoritaire et culpabilisante. Monsieur Pépy, les USAGERS du rail ne souhaitent pas être aussi mal traités que les CLIENTS de France Télécom. Monsieur Pépy, les cheminots ne veulent pas subir les mêmes dégradations sociales que celles vécues par les salariés de France Télécom (externalisations, délocalisations des plaques téléphoniques vers le Maghreb, emplois précaires en CDD ou en intérim). Monsieur Pépy ne peut convaincre que les libéraux les plus durs, il a d’ailleurs reçu récemment les félicitations du député Lefebvre pour son annonce de dividendes salariaux car cette mesure sans légitimité n’existe que dans les projets politiques de l’UMP et dans les orientations du MEDEF.G. Pépy tourne le dos au service public ferroviaire et oublie un peu trop vite ses devoirs envers le pays et les citoyens. Il fait son grand Show pour faire adhérer et collaborer les cheminots de l’encadrement à sa stratégie libérale. Mais la Famille Cheminote ne se laissera pas tromper par un businessman aux accents anesthésiants et aux visées floues. Son discours est plein d’ambition mais le Président Pépy ne donne aucune précision sur la trajectoire et reste bien secret sur la construction budgétaire de son projet.

DECLARATION DU DIRECTEUR DE REGION :
Le DR nous a parlé du Fret entre Anvers, Turin, Rotterdam, qu’il était fier d’être cheminot : La SNCF est devenue une « boite normale ».
Commentaire de l’UFCM-CGT: Bien qu’elle ait subi des évolutions, la SNCF est toujours une entreprise publique de Service Public, cela ne manque pas d’indisposer ceux de nos dirigeants qui l’entraînent à marche forcée sur les voies du libéralisme économique. La présidence de Guillaume PEPY conduit à présenter une entreprise à double face qui tente de masquer la nature et la finalité des transformations engagées. Nous avons d’un côté une entreprise qui se modernise, bat des records de vitesse sur rail, améliore ses comptes et dégage des excédents (mais à quel prix), qui se lance dans des OPA et des acquisitions et de l’autre, une SNCF qui se restructure sur le modèle des grands groupes privés où le business est l’alpha et l’oméga de la gestion qui, comme la politique managériale, emprunte de plus en plus aux méthodes libérales dans leurs dimensions les plus brutales, infantilisantes et culpabilisantes. Il n’y a donc rien d’étonnant que la stratégie de la SNCF se définisse de plus en plus dans des cabinets d’experts privés et autres cénacles.

Le DR nous a également indiqué que le Fret devait chercher les nouveaux marchés dans les ports et à l’exportation, au détriment des marchés locaux.
Commentaire de l’UFCM-CGT : C’est pour cela qu’à la page 10 des infos que Mr PEPY préconise « Nous allons faire un voyage dépaysant …, pour réussir il faut des managers internationaux … ».
La mobilité est au 1er plan du projet « ambition 2012 par rapport aux orientations libérales voulues par l’entreprise , donc une mobilité contrainte. Mais on ne parle pas de mobilité dans le cadre d’un déroulement de carrière valorisant.
Sur la participation aux résultats : il apparaît, pour qu’une entreprise publique soit éligible à ce dispositif, que plusieurs conditions soient remplies. Or, celles-ci ne figurent pas dans la position commune.
Les Établissements Publics de l’État à caractère Industriel et Commercial (EPIC) et les entreprises publiques, quels que soient leurs statuts juridiques, ne doivent pas bénéficier de subventions d’exploitation de collectivités publiques, ni être en situation de monopole pour leur activité principale ou être soumis à des prix réglementés pour être sur la liste.
Sur les subventions d’exploitation, les collectivités publiques compensent en partie certaines prestations définies dans des conventions d’exploitation et de gestion. Ces compensations versées au titre du service public ne sont-elles pas des subventions d’exploitation ? La question est ouverte et mérite un débat.
Sur la question des tarifs réglementés, la politique tarifaire de la SNCF est définie par le cahier des charges. Ce dernier a été approuvé par décret signé par le Premier ministre. L’article 14 du cahier des charges fixe les modalités de base tarifaire. Les tarifs établis en application de cet article sont réputés homologués par le Ministre chargé des transports, comme le stipule l’article 17. Malgré les évolutions apportées à la politique commerciale, les tarifs restent donc réglementés d’autant que la tarification TER est toujours basée sur le prix kilométrique.
La situation de monopole est quand à elle encore moins discutable.
La SNCF est à l’évidence toujours en situation de monopole pour son activité principale. Pour le transport de voyageurs au plan national ou régional, la SNCF est l’unique entreprise de transport ferroviaire. Il en est de même pour l’exploitation de l’infrastructure et de son entretien de par la loi de 1997 et la convention entre la SNCF et RFF, de la maintenance du matériel. À ce jour, cette situation ne peut être contestée.
Au regard de ces éléments, la SNCF ne rentre pas dans le champ d’application des dispositions légales.
Les organisations syndicales minoritaires (CFDT-CFTC-UNSA-CGC-FGAAC), en signant la déclaration commune avec la direction, prennent le risque de faire perdre le monopole des activités en échange de l’instauration de la participation.

REPONSES AUX QUESTIONS


DES DELEGUES DU PERSONNEL

Projet Infra Régional 2010 :
L’UFCM-CGT s’étonne que le nom des chefs de Projets sont divulgués – contrairement à ce qui a été dit à la dernière DP ! Il n’y a pas eu de désignation. Or, les cadres V ont bien entendu en réunion avec la Direction les nominés.
Mais pour la SNCF, les cadres doivent être des « militants de l’entreprise ». Ils s’abstiennent donc d’en parler aux vilains Représentants du Personnel.
Encore un projet qui dégrade les conditions de travail et notamment des cadres, projet qui n’est qu’une étape vers « Ambition 2012 ».

Regroupement EIV les Laumes-Saulon :
Total -3 postes de cadres et des conditions de travail dégradées.
Vous avez dit mobilité (forcée) ? (voir paragraphe ci-dessus).
UO travaux - couverture de postes :
Les multiples interventions de L’UFCM-CGT en réunions DP ou en DCI commencent à porter leurs fruits. Le compte n’y est pas et les conditions de travail sont encore difficiles (cf RVB de Dijon-Ville ) et la situation à la maintenance se dégrade (on déshabille Pierre pour habiller Paul) .

Recrutement des 12 cadres prévus au contrat régional emploi 2008 :
7 sur 12 au 1er septembre 2008, le compte n’y est pas notamment à l’équipement.

Les ordinateurs portables :
L’UFCM-CGT s’étonne du mail de l’Asti « changer votre mot de passe pour utiliser le portable en congés ».
AVERTISSEMENT DE L’UFCM-CGT : « Vous encourez des risques lors de l’utilisation de vos ordinateurs portables pendant les vacances (risque de surchauffe notamment) mais il n’y a pas de problème de charge de travail. Attention aussi au sel marin, sable…

Nominations à la qualification F de certains RET : (Responsables Equipe Train) :
L’UFCM-CGT informe la Direction (un comble !) des suites de la Commission Professionnelle Centrale du 17 juin 2008. Actuellement 21% des RET sont qualif. F au niveau national, il en manque encore, y compris sur la région de Dijon, pour atteindre l’objectif des 25%.
L’UFCM-CGT restera vigilante quant à la suite de ce dossier.


La délégation régionale UFCM-CGT
GOSSART 532.514
JOUILLE 531.108
GANDREY 531.548
BENINCA 531.842