| Ouverture du Débat Public Mardi 19 janvier 2010 Intervention de Roland FOURNERAY |
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| Mardi, 19 Janvier 2010 00:00 |
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Mesdames, Messieurs, Chers amis, Cher(e)s camarades et collègues, Au nom du Secteur Fédéral CGT des cheminots, je vous souhaite la bienvenue à l’occasion de ce débat public sur le Fret ferroviaire.
Nous le savons, les besoins de transport et la croissance de transport de marchandises sont entièrement liés aux mutations de l’économie et du système de production en France comme en Europe.
Au regard des prévisions, la crise passée, ceux-ci vont connaître une forte progression dans les prochaines décennies.
La multiplication des échanges, conséquence de l’ouverture de l’espace européen, va à l’évidence être renforcée par la montée en charge des économies des pays d’Europe Centrale et Orientale.
Leur intégration au sein de l’Union Européenne, les investissements que les pays occidentaux y réalisent aujourd’hui et vont réaliser demain, la pratique de plus en plus systématique des flux tendus, la complexité croissante des circuits de fabrication, tout cela va générer de nouveaux besoins et de nouveaux transferts de marchandises.
Chacun sait aussi que cette situation n’est pas sans impact sur la collectivité, sur le droit de chacun à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Pollution, consommation de ressources énergétiques, insécurité routière, nuisances sonores - la liste est longue - en sont le lot commun.
Face aux exigences des citoyens et compte tenu des engagements européens qui ont été pris dans le cadre du protocole de Kyoto, cette croissance des besoins de transport ne peut s’opérer sans le respect du développement durable et de l’aménagement du territoire. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il y a lieu d’agir pour une prise de conscience collective de ces problématiques. Nous sommes de ceux-là.
Une attitude passive des pouvoirs publics devant cette évolution accentuerait une dérive généralisée vers le tout routier. Il suffit aujourd’hui d’emprunter certains tronçons de nos autoroutes et peut être plus particulièrement sur notre région pour comprendre que nous allons droit dans le mur.
Les trains de camions - sans aucune discontinuité, occupent en permanence une voie de circulation, parfois deux et parfois dangereusement la troisième.
À l’évidence, le trafic routier ne peut plus progresser de manière exponentielle sans porter préjudice à l’environnement et à la qualité de vie. C’est un constat que l’Autriche, la Suisse ont fait depuis longtemps, chacune à leur manière. Et si nous devons le faire, nous le ferons à la nôtre, tirer les conséquences en adoptant une politique de transport infiniment plus favorable au rail.
La France, qui a vu la part du fret ferroviaire régresser significativement, doit impérativement se reprendre, d’autant plus que son territoire est dans une situation géographique très particulière exposée à tous les flux entre le nord et le sud de l’Europe. Sans parler entre l’est et l’ouest de l’Europe. Il s’agit d’un dossier capital pour l’avenir de nos entreprises françaises dans leur ensemble, au-delà de l’entreprise SNCF.
Pour l’avenir de l’emploi, pour l’avenir des conditions de travail, pour l’attractivité de la France dont finalement nous tous, syndicats et citoyens, parlons toujours, et finalement pour la durabilité de notre développement.
C’est la raison pour laquelle, loin de toute vision corporatiste, les représentants syndicaux CGT des cheminots, ont choisi de vous réunir pour débattre des perspectives de fret ferroviaire comme enjeux de société.
À travers cette rencontre, au moment même où la SNCF boucle sur le sujet une réorganisation sans équivalent dans son histoire contemporaine, considérant que cette entreprise appartient tout d’abord et avant tout à la Nation, nous comptons bien apporter notre concours au débat et à en susciter un autre tout aussi public à l’échelle du pays tout entier.
Deux parties vont rythmer nos échanges.
C’est ainsi qu’après une rétrospective et le bilan de la situation actuelle du fret ferroviaire, seront aborder les perspectives de son développement. De fait, moyens, ambitions et solutions alternatives dans le sens de l’intérêt général devraient être abordés dans cette salle.
Je laisse la place pour la présentation du débat.
Je vous remercie de votre attention. |






