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Cheminots de Dijon : de la mobilisation régionale FRET à l'action de gréve unitaire du 3 février. Imprimer Envoyer
Samedi, 30 Janvier 2010 00:00

source site UD 21

Depuis 2003, la SNCF, sous les injonctions de l’Etat actionnaire et d’une succession de directives européennes de libéralisation du transport  ferroviaire, abandonne peu à peu tous les transports qu’elle qualifie de non rentables économiquement.

 

Le premier de ces plans mis en place à amené la fermeture de 500 gares au trafic de Fret et la suppression de 10 000 emplois. Cette nouvelle politique est un revirement complet, car les objectifs antérieurs visaient eux le doublement des volumes transportés à l’horizon 2010 (100 milliards T/km en 2010 pour 55 en 2000).

 

Pour la CGT au regard des expériences connues à cette date, aucune libéralisation n’avait réussi à permettre l’évolution de report modal.
 
En effet, le trafic de 2003 était de 46,8 Milliards de T/km, pour un déficit de 451 millions € et celui-ci est prévu à 26,4 Milliards de T/km pour 2009 avec un déficit estimé entre 600 et 800 millions €.
En plus de l’échec économique des choix de l’entreprise, c’est aussi un lamentable gâchis ; humain de perte d’emploi et de services rendus à la collectivité.
 
Voyant que ses solutions ne fonctionnaient pas, la SNCF à décidé de changer de braquet en annonçant à l’été 2009 un certain nombre d’orientations :
  • Suppression de 60 à 70 % du trafic de wagon isolé (6000 à 8000 emplois impactés)
  • Création d’Opérateurs Ferroviaires  de Proximité (privés, mais financés par les restructurations imposées à la SNCF)
  • Recentrage de l’activité de tri sur 3 sites au lieu de 11 actuellement (Gevrey ne ferait donc plus de tri à la gravité)
  • Découpe de l’activité Trains Entiers en quatre entités filialisées à terme.
Les conséquences de la mise en application d’un tel plan seraient dramatiques, tant pour le service public, les PME/PMI qui n’ont pas la possibilité d’autre affrètement.
 
Pour les Cheminots CGT, nous sommes depuis le début partie prenante de la réflexion menée confédéralement autour de la ré- industrialisation et logiquement des besoins qui en découlent tels les besoins de transports.
 
Par opposition, la stratégie gouvernementale de communication par une campagne pub télé, qui utilisait les engagements du Grenelle de l’environnement, a vocation à masquer son refus d’assumer son rôle d’actionnaire en accélérant la casse de l’entreprise publique.
 
A Gevrey, site qui réalise plus de 22% de l’activité nationale de tri de wagons, l’avenir est plutôt sombre selon la direction, mais les cheminots et la CGT ne l’entendent pas ainsi.
 
Un rassemblement à midi le 19 janvier au triage de GEVREY à l’initiative de la CGT a permis à 200 d’entre eux de refuser la situation et de déclarer symboliquement, le triage de Gevrey d’Utilité Publique par la découverte d’une plaque ainsi que de panneau le rappelant aux entrées du triage.

 

Ce rassemblement a mobilisé les camarades du FRET de l’ensemble de la région ainsi que ceux d’autres activités de l’entreprise qui travaillent directement autour (Matériel, Conduite, Aiguilleurs..).
 
C’est en présence d’élus de toutes sensibilités que la CGT a exposé le contexte de l’évolution du Fret tant nationale que locale lors d’un débat public à DIJON le 19 janvier à 17 heures qui à réuni 60 personnes.

L’analyse et les propositions de la CGT ont pu être mises en débat. Les questions de l’endettement, des coûts externes, de l’efficacité pour l’intérêt général, du report modal vers les modes les moins polluants, ainsi que les besoins nouveaux d’infrastructures ont été portés à cette occasion.
 
Le niveau d’expertise de la CGT et l’utilité d’un débat de cette nature ont été soulignés par les élus présents, qui ont dans leur ensemble, conforté l’idée du besoin d’un service public fort et d’un report modal nécessaire en direction du ferroviaire.


Les syndicats CGT des cheminots sont maintenant engagés pour la réussite de l’action nationale tous services, de grève de 24 heures du 3 février 2010


A l’heure où la SNCF lance sa radio « info trafic », usagers et cheminots doivent faire entendre leur voix : il est inadmissible que des milliers de trains soient supprimés chaque mois sur nos régions par défaut de production !


L’ouverture à la concurrence n’apporte aucune réponse aux attentes des usagers du transport ferroviaire ni à la politique du développement durable : elle est tout au plus un outil de dumping social pour peser sur les conditions d’utilisation du personnel, l’emploi, les salaires et les qualifications. Cette politique, ayant pour but avoué de faire plus de business sur les rails, conduit à baisser le niveau de la qualité de service, et peut?être demain celui de la sécurité du système ferroviaire !


La politique libérale en matière de transport des marchandises va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique. Les fermetures de gares fret, des triages, des dessertes, les suppressions massives d’emplois vont rendre impossible le report modal, c'est?à?dire le transfert du Fret de la route sur le rail !


La SNCF doit retrouver la mission qui est la sienne : assurer le service public du transport ferroviaire sur l’ensemble du territoire afin de répondre à l’intérêt général et aux besoins socio?économiques.


Les cheminots y sont prêts et ne doivent en aucun cas être rendus responsables de la situati

 

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