| Article de l'humanité rassemblement de Gevrey |
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| Lundi, 25 Janvier 2010 09:36 |
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La suppression du fret dit du wagon isolé devrait entraîner selon la CGT la suppression de 300 emplois sur le site de Gevrey, en Bourgogne. Une grève est prévue le 3 février prochain. Correspondance. Dès février prochain, la capacité de traitement des wagons du triage de Gevrey (Côte-d’Or) va être diminuée par une nouvelle organisation du travail en deux-huit, remplaçant les trois équipes actuelles. Les conséquences directes se traduisent immédiatement par la suppression de vingt-deux postes.
Selon la CGT cheminots de Bourgogne, qui, mardi dernier, a organisé une manifestation devant la gare fret, la survie du site est en jeu : « Cette nouvelle réorganisation n’est que l’amorce d’un vaste plan de notre direction. Elle a déjà annoncé la disparition du wagon isolé et donc du triage par gravité. Pour notre site, ce sera la perte totale des compétences. Et, en termes d’emplois, autant dire que cela se résumera à quelques personnes sur le chantier », souligne Jérôme Michalec, un cégétiste. Depuis son ouverture en 1957, le triage de Gevrey a toujours été considéré comme l’un des plus importants de France. Quatre cents cheminots participent encore à l’activité du site. La direction de la SNCF, pressée par le gouvernement de faire des économies, aurait donc tranché en faveur d’une restructuration, qui condamnera à mort le site bourguignon. Car, ici, le regroupement des wagons isolés et leur constitution en trains par gravité représentent l’essentiel de l’activité. Le triage à plat pressenti, à Gevrey, ne concerne que les trains complets. Ce mode de triage à faible rendement (100 trains par jour) entraînera, de fait, la suppression de trois cents emplois directs. Une situation inacceptable pour les centaines de cheminots présents à la manifestation, qui demeurent perplexes quant à la volonté des politiques de s’engager dans le développement durable : « Les différentes restructurations, six plans dits “de sauvetage” ont été mis en place en seulement vingt ans, n’ont fait que réduire toujours plus l’appareil de production supprimant massivement des emplois. On a fermé l’activité fret dans plus de cinq cents gares sans réduire pour autant le déficit ! Ceux qui nous dirigent n’ont cessé de gérer la SNCF sur des inspirations libérales où la logique des résultats comptables prend le pas sur les missions et les valeurs de service public, et ce quel qu’en soit le prix pour les usagers, la collectivité nationale et les cheminots. Tout ce qui n’est pas rentable, au sens capitalistique du terme pour la SNCF, doit être cassé, abandonné ! L’exemple du fret est révélateur ! Plus on taille, plus il faut tailler », s’insurge Roland Fourneray, secrétaire général CGT des cheminots bourguignons. Les agents du tri de Gevrey ont déjà annoncé qu’ils seront en grève le 3 février prochain.
Alain Cwiklinski extrait de l'humanité du 20 janvier 2010
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