| Didier le Reste: L'atout du Fret Ferroviaire |
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| Jeudi, 02 Juillet 2009 00:00 |
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Fret SNCF doit répondre aux besoins de la nation Le déclin du fret ferroviaire n’est pas une fatalité Entre 2002 et 2007, la part modale du fret ferroviaire a progressé et atteint 22 % en Allemagne, 35 % en Autriche et 36,5 % en Suède. Cette évolution s’est appuyée sur la combinaison : Les raisons du déclin en France La situation actuelle de Fret SNCF vient des déficiences de la politique des transports en France et des successives réorganisations menées à marche forcée, qui n’ont eu de cesse de casser l’appareil de production. Ces trente dernières années, la politique des transports a favorisé le mode routier : La filialisation et/ou l’abandon de la messagerie ferroviaire ne seraient pas des réponses appropriées Les difficultés de Fret SNCF sont liées globalement à des problèmes de coût, des défauts de conception et des défaillances dans la fiabilité du service. Le deuxième et le troisième motif n’ont rien à voir avec le statut de Fret SNCF. Une filialisation constituerait une rupture majeure avec le principe de l’entreprise intégrée. Ce serait un nouvel échec après les multiples restructurations des dernières années qui sont responsables de la situation préoccupante de Fret SNCF. Cette filialisation serait un échec pour la SNCF dans son ensemble et serait socialement inacceptable ! L’abandon du wagon isolé constituerait une impasse stratégique : La CGT propose de rompre avec les politiques passées Le transport ferroviaire est peu polluant, c’est un élément structurant de l’espace économique et social et un levier important dans la préservation de notre environnement. Aujourd’hui, il faut redresser le fret ferroviaire, mais sans une volonté politique de reconnaître le caractère d’intérêt général de la messagerie ferroviaire, les efforts du chemin de fer seront inutiles. Il convient de rechercher une rupture à la mesure de ce qu’ont pu être la grande vitesse ou la régionalisation des TER. Les mesures immédiates préconisées par la CGT visent l’avenir : une stratégie d’offre, une politique de volume, un développement de l’infrastructure et du matériel. Il faut considérer le ferroviaire comme un segment d’une chaîne intermodale, optimiser tous les maillons et lever les contradictions entre les uns et les autres : SNCF, groupe SNCF, RFF, autres entreprises ferroviaires, autres modes de transport. De la même manière, il faut contribuer à assurer les cohérences territoriales, inciter les chargeurs et les industriels à réfléchir en commun à leurs transports, limiter la quantité de déplacements pour un même flux et les orienter vers des modes respectueux de l’environnement. |






