| Article sur le Progrès Dole |
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| Jeudi, 23 Avril 2009 00:00 |
La grève des cheminots reconduite toutes les 24 heuresHier, les cheminots jurassiens étaient en grève. À l'issue d'une assemblée générale au dépôt de Dole, le préavis a été reconduit. Le personnel s'organise pour faire durer le mouvement « Socialement, c'est très compliqué. Il y a plus de cent emplois en jeu sur le département », lâche le délégué CGT Cheminot de Dole, Patrick Goyet. Hier, à la suite d'un mouvement de grève, aucun train n'a circulé entre Dole et Pontarlier et Dole et Saint-Claude : la totalité des conducteurs étaient en grève, tout comme la majorité des contrôleurs, ainsi que 40 % des agents de gare. Le matin, après avoir déposé une demande de concertation immédiate (DCI) auprès de la direction régionale à Dijon, toutes les organisations syndicales (CGT, Unsa, Sud et CFDT) ont quitté la table du comité d'établissement. Peu de temps après, une assemblée générale était organisée au dépôt de Dole où une cinquantaine de cheminots et agents SNCF s'étaient réunis pour décider de la suite à donner au mouvement de grève.
« Nous avons proposé au directeur régional de la SNCF d'organiser une table ronde sur l'avenir du réseau ferroviaire dans le Jura », indique Patrick Goyet à l'assistance. Et pour cause. Les comités de lignes, organisés à travers le département, laissent à penser que le plan de transport serait modifié. Que les suppressions de trains ou les remaniements d'horaires auraient un impact direct sur les emplois des cheminots et agents SNCF de Dole, Mouchard, Andelot, Saint-Claude et Morez. Une politique qui aurait aussi, selon les syndicats, un impact sur le quotidien des usagers avec de nouvelles dégradations du service public.
« Au fil des années, la direction déléguée TER allège de plus en plus la charge de travail dévolue aux cheminots du dépôt de Dole. C'est très clair, l'objectif c'est de réduire les coûts d'exploitation du réseau. La menace de fermeture, prévue en 2009, qui pèse sur le dépôt dolois est une réalité. Nous n'avons même jamais été aussi menacés. Les problèmes que nous rencontrons ici sont les mêmes qu'ailleurs. Le mouvement doit être élargi à la Haute-Saône, au Doubs, à la Saône-et-Loire, à la Côte-d'Or. Nous demandons donc le maintien des emplois des contrôleurs, des conducteurs, des agents de gare et de l'entretien. Nous demandons également le maintien des brigades d'intervention à Mouchard, Dole, Saint-Claude, Andelot et Morez, nous protestons contre les fermetures de guichets… Au total, il y a cent emplois en jeu et je peux vous dire qu'il y a des gars qui parlent de faire la grève de la faim. Nous sommes dans l'action. » Une action qui visiblement s'inscrit dans la durée puisque les cheminots ont décidé de reconduire le préavis de 24 heures en 24 heures. Durée prévue : illimitée.
Comme l'on fait les conducteurs de Nice durant deux mois, ils prévoient d'observer une sorte de grève tournante, alternant « temps forts » et « temps faibles » de mobilisation. « Cette forme de grève est nouvelle, reconnaît Patrick Goyet. Les salariés se mettent en grève les uns après les autres. Le but ce n'est pas d'embêter les usagers. Cela nous permet de pouvoir organiser des temps forts. Il y aura le 1er mai : les cheminots seront en tête du cortège avenue de Lahr. Nous prévoyons aussi d'aller au conseil régional qui, jusqu'à présent, n'a pas souhaité répondre à nos courriers. »
À Nice, la direction de la SNCF, avait assigné les conducteurs de TER niçois en référé pour exercice abusif du droit de grève. Mais elle avait été déboutée par le tribunal.
« Il n'y a aucune justification pour fermer le dépôt de Dole, sauf à vouloir encore dégrader le quotidien des usagers, reprend l'un des cheminots présent à l'assemblée générale. Il y a une volonté délibérée de rayer Dole de la carte ferroviaire. »Signez la pétition pour le maintien du dépôt de Dole
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