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SNCF. La gauche demande à l’Etat d’ouvrir les négociations Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Avril 2010 00:00

Le PCF et les Verts réclament l’ouverture d’un dialogue tripartite (État, direction, syndicats) dans « l’intérêt de la population ».
Pour les responsables politiques de gauche, pas question de laisser salariés et direction de la SNCF dans un face-à-face stérile. Communistes et Verts réclament chacun l’ouverture de négociations tripartites (État, direction et syndicats). Dans un courrier à François Fillon, le coordinateur national du PCF, Pierre Laurent, demande à ce qu’elles se tiennent « sans aucun préalable » et « sur l’ensemble des revendications des agents en grève ». Les Verts demandent « une concertation nationale ». « La direction fait le choix de la poursuite du conflit en conditionnant l’ouverture de négociations à l’arrêt du mouvement », commence le responsable communiste. Et de s’indigner d’un tel refus, « pour le moins surprenant dans une grande entreprise publique dont les choix stratégiques ont des conséquences directes sur la vie de l’ensemble de nos concitoyens ». En Îlede- France en particulier, où ce service public est « indispensable  », rappelle-t-il. Dans un communiqué, Djamila Sonzogni et Jean-Louis Roumégas, porte-parole des Verts, expliquent de leur côté que les usagers de la SNCF n’ont « pas à faire les frais d’une carence chronique en matière de dialogue social ».
Pierre Laurent insiste sur les « 22 000 emplois supprimés depuis 2002 » et les « 3 700 suppressions supplémentaires programmées en 2010 ». Il souligne que « le choix de la direction de la SNCF de restreindre la part de ses moyens consacrés au fret ferroviaire va à l’encontre de la nécessaire réponse à apporter au défi posé par la crise environnementale actuelle ». « L’État et la SNCF doivent travailler à la mise en oeuvre d’une politique des transports respectueuse de l’environnement, des usagers et des salariés », estiment les Verts. « En portant des propositions sur l’emploi, les conditions de travail et le fret ferroviaire, les cheminots visent la défense et la promotion du service public », explique Pierre Laurent. Ce qui justifie, selon lui, l’ouverture de négociations immédiates. Car, si elles sont attendues par les salariés, elles ne relèvent pas de leur seul intérêt, mais aussi « de celui de la population ».
 
GRÉGORY MARIN L'HUMANITE