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François FILLON viendra assister ce lundi 31 Janvier à la pose du dernier rail de la LGV Rhin Rhône.
Cette visite, tout comme l’annonce du plan d’action sur 12 lignes sensibles (aucune en bourgogne) par le président de la SNCF Mr Pépy, ne saurait masquer la détérioration de la qualité du service, conséquence de la politique d’austérité, menée de concert par la direction SNCF et le gouvernement.
Après la suppression de 25000 emplois de cheminots en 9 ans, le budget 2011 de la SNCF, véritable plan d’affaires, qui consacre le volet financier au détriment du Service Public, prévoit de détruire à nouveau 1850 emplois en 2011.
1700 kilomètres de voies du Réseau Ferré National sont frappés de ralentissement de vitesse, faute d’entretien.
Les 83 millions d’augmentations (+20,2%) pour l’énergie électrique de traction, conséquence de la Loi NOME, sont répercutés sur les billets de train : +2,85% en moyenne.
Ceux qui poseront ce lundi, sous les feux des projecteurs un rail à Auxonne, s’affairent, non loin de là, à en laisser des kilomètres à l’abandon.
En effet la direction de la SNCF entend supprimer 60% du Wagon Isolé, et veut fermer la plus grande partie des triages à la gravité, dont celui de Gevrey, pourtant 2e triage de France.
Cette politique de casse, loin des objectifs du Grenelle de réduction de 20% des émissions de Gaz à Effet de Serre, conduit à un report modal massif en jetant des millions de camions sur les routes.
Face à cette situation, les protestations des chargeurs pour le FRET et celles des usagers qui refusent parfois de présenter leurs billets, comme en Bourgogne, sont en convergences bien souvent avec les revendications portées par la CGT, notamment lors du conflit d’avril 2010.
« On ne négocie pas pendant la grève », scandait Mr Pépy, applaudi par le gouvernement. Aujourd’hui les retards, les suppressions de trains obligent la SNCF à dédommager les usagers, mais la question du développement et de l’amélioration du service reste posée.
À l’opposé de la politique ultra libérale menée par le premier ministre, qui érige en dogme l’ouverture à la concurrence, c’est un développement durable des services publics (santé, éducation, énergie, transports…) dont ont besoin les usagers.
Cela passe par un véritable dialogue social, un autre politique de l’emploi, des investissements à la hauteur des besoins, une véritable prise en compte des questions environnementales et doit conduire à l’amélioration des conditions sociales pour les personnels et les usagers.
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