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Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - Communiqués
Dimanche, 17 Octobre 2010 08:54

Dans un processus revendicatif qui voit ces dernières heures se démultiplier dans de nombreux secteurs professionnels des actions multiformes, 3 millions de salariés, actifs et retraités, de lycéens et étudiants ont renforcé encore les 230 manifestations qui se sont exprimées sur l’ensemble du territoire, ce samedi 16 octobre 2010.

310 000 manifestants à Paris, 180 000 à Marseille, 130 000 à Bordeaux, 30 000 à Clermont Ferrand, 30 000 à St Brieuc, 35 000 à Rennes, 35 000 à Limoges, 130 000 à Toulouse, 50 000 à Rouen, 90 000 à Nantes, 60 000 à Grenoble, 38 000 à Lyon, 18 000 à Strasbourg, 14 000 à Lille, 15 000 à Nevers, 10 000 à Reims, 3 500 à Châlons en Champagne, 6 500 à Valenciennes, 13 000 à Chambéry.

Ces manifestations imposantes, les grèves qui se poursuivent à la SNCF, dans l’ensemble des raffineries, celles qui se développent dans le secteur aérien, dans l’énergie, la métallurgie, la Poste, les ports, le transport routier par exemple…, renforcent encore la contestation sociale engagée depuis plusieurs mois contre le projet de réforme des retraites du Gouvernement. Une contestation soutenue par la grande majorité des français.

Le Gouvernement a de plus en plus de mal à contenir la détermination, sans cesse croissante, des français à exprimer leurs revendications pour une autre réforme des retraites et ce malgré les tentatives multiples d’intimidations exercées ces derniers jours sur les salariés, les jeunes et leurs familles, la répression inacceptable vis-à-vis des manifestants et des grévistes.

Le Président des tenants du Capital, le Gouvernement et les parlementaires MEDEF/UMP portent l’entière responsabilité du blocage social et de ses conséquences sur l’économie et la vie quotidienne des entreprises et des français. La balle est donc plus que jamais dans leur camp.

Le Gouvernement dispose d’un certain nombre de possibilités de procédures afin de stopper le processus parlementaire en cours et ouvrir enfin une véritable négociation avec les organisations syndicales comme le réclament 57% des Français pour déboucher sur une autre réforme qui réponde vraiment aux enjeux de l’avenir du système de retraite par répartition pour les générations futures, sans réduire les droits des salariés et abaisser le niveau des pensions.

L’intervention télévisée du Premier Ministre François Fillon prévue au journal de 20h de TF1 dimanche soir doit être l’occasion d’annonces fortes permettant le déblocage de la situation. Dans le cas contraire, il prendrait la responsabilité d’un renforcement de la mobilisation en début de semaine prochaine, notamment à la SNCF où de nombreuses dispositions ont été prises pour relancer la grève dans les endroits où la suspension a été votée pour le week-end.

En ce sens, la fédération CGT des cheminots poursuit son déploiement tout le week-end afin d’engager ou de réengager des cheminots dans l’action, sous les formes qu’ils auront décidées, dès lundi.

La direction de la SNCF, à tous les niveaux, n’est pas quitte des réponses qu’elle doit apporter aux revendications portées par les cheminots sur l’emploi, les salaires, l’avenir du service public SNCF. Guillaume Pépy ne peut pas d’un côté se plier aux injonctions de Nicolas Sarkozy pour tenter de cacher médiatiquement les chiffres de grévistes à la SNCF et ignorer cette mobilisation qui touche toutes les catégories de cheminots y compris son management.

La fédération CGT des cheminots appelle d’ores et déjà les assemblées générales à poursuivre les initiatives avec les cheminots afin d’interpeller les directions SNCF à tous les niveaux, renforcer encore la mobilisation par la grève et en construisant la réussite de la journée d’action interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 19 octobre.

Depuis le début de la grève du 12 octobre, 123 cheminots, exécution, maîtrises et cadres, ont décidé d’adhérer à la CGT pour donner plus de poids à leur mobilisation. Se syndiquer est un carburant indispensable pour rouler gagnant. Ensemble, nous pouvons gagner!