Trains sans controleurs

Analyses contre propositions CGT

Notre dossier

Comptes Rendus CER

Retrouvez les comptes rendus

CER SNCF Dijon

Salaires

Exigeons de vrais salaires !

Notre dossier

Triage de Gevrey

La CGT et si j'y étais!
La SNCF teste le FRET

A qui le tour?

Lettres D'Informations




En convergence d’intérêts PUBLIC/PRIVE, Imprimer Envoyer
Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - Communiqués
Vendredi, 10 Septembre 2010 16:00

LES CHEMINOTS DOIVENT RESTER MOBILISES !

Alors que la journée d’action du 07 septembre 2010 a marqué un tournant dans la contestation avec plus de 2,7 millions de manifestants partout en France, de nombreux arrêts de travail et plus de 51% de grévistes chez les cheminots de la SNCF, l’heure est à la recherche de l’élargissement de la mobilisation pour faire plier le Gouvernement.

Forte des expériences de 2003 et 2007, la CGT entend éviter le piège de la division en privilégiant l’unité des travailleurs, la cohérence d’action et le fond du dossier.

En ce sens, c’est bien dans le cadre des décisions des confédérations et organisations professionnelles lors de la réunion du 08 septembre, que la fédération CGT des cheminots a proposé aux autres fédérations syndicales représentatives de s’inscrire dans la prochaine journée d’action du 23 septembre, en utilisant les préavis de grève régionaux déposés partout en France.

Les fédérations CGT, UNSA et CFDT ont donc déposé des préavis régionaux couvant la période du 22 septembre à 19h00 au 24 septembre 08h00, en appelant les cheminots à s’inscrire massivement en grève le 23 septembre.

SUD-Rail a fait le choix de rompre la démarche unitaire par un désaccord sur la modalité d’action pour la journée du 23.
SUD-Rail utilise sa DCI nationale pour déposer un préavis reconductible uniquement sur les facilités de circulation, alors qu’elle appellera à la grève sur les retraites !!!

Attitude incompréhensible quand on sait que le dossier des retraites est un enjeu interprofessionnel qui concerne tous les salariés du privé et du public. Diviser les salariés par les formes d’action ne peut que conduire à l’affaiblissement global du mouvement et servir les intérêts de Sarkozy et du MEDEF.

Aucun Gouvernement, aucune Direction ne peuvent résister à une pression sociale lorsqu’elle est trop forte, caractérisée par la masse des salariés dans l’action et le soutien de la population.
 
Pour autant, la fédération CGT des cheminots n’exclut pas, si les conditions sont réunies dans un cadre unitaire interprofessionnel, de proposer aux cheminots, en cohérence avec d’autres secteurs professionnels, la poursuite du mouvement rapidement après le 23 septembre 2010.
 
Le Président de la République, le Gouvernement et la majorité parlementaire sont loin d’être sereins face à une opinion publique qui rejette à plus de 70% leur politique d’austérité au premier plan duquel se situe le projet de réforme des retraites.
 
A l’heure où le Président de la République, en difficulté sur l’orientation de sa politique économique et sociale, tente de détourner l’opinion sur le thème populiste de l’insécurité et que le Ministre du Travail est au cœur de multiples polémiques sur sa proximité avec le monde de l’argent, les salariés doivent rester mobilisés face au dossier retraites qui engage les salariés d’aujourd’hui et les générations futures.
 
Ce projet n’est pas une solution pour sauver le système par répartition, c’est un véritable recul de société, inspiré par le MEDEF, sous injonction des marchés financiers et des agences de notations à leur service. Seuls une véritable politique de l’emploi, la hausse des salaires, une autre répartition des richesses, l’arrêt des exonérations de cotisations, la taxation des revenus financiers…, peuvent durablement régler la question du financement des retraites.
 
De plus, se mobiliser contre les politiques mises en œuvre à la SNCF, c’est contribuer à développer le Service Public Ferroviaire, à améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots et aussi à garantir l’avenir de notre Régime Spécial de Retraite.
 
Les quelques mesures annoncées par le Président de la République qui traduisent sa fébrilité, sont tout de même à mettre à l’actif de la pression sociale. Elles ne sont pas de nature à modifier le projet de loi sur le fond et donc à assurer une retraite décente aux salariés. Notre combat vise à pérenniser le système par répartition et à garantir le maintien de l’âge de départ à 60 ans (55 et 50 ans pour les cheminots).
 
La CGT a décidé de faire du mercredi 15 septembre (jour du vote à l’Assemblée Nationale) une journée de mobilisations dans les entreprises et au niveau des territoires.
 
Dans ce cadre, la fédération CGT des cheminots appelle ses syndicats et militants à :
  • Créer les conditions pour débattre avec les cheminots et porter avec eux nos revendications sur les retraites et les dossiers de la SNCF devant les directions locales et régionales ;
  • Participer, avec les cheminots, aux différents rassemblements interprofessionnels et unitaires, d’interpellations des députés, des sénateurs, des membres du Gouvernement et du Président de la République, dans les départements et les circonscriptions.
 
La journée de déploiement du 15 septembre 2010 s’inscrit dans une démarche d’élargissement de la mobilisation, pour faire du 23 septembre 2010 une puissante journée de grèves et de manifestations.
 
La fédération CGT des cheminots a déposé, avec les fédérations syndicales UNSA, SUD-Rail et CFDT, une nouvelle Demande de Concertation Immédiate pour être en capacité de s’inscrire dans de nouvelles perspectives sur les retraites et de continuer à peser sur les dossiers d’entreprise.

 

 

 préavis de grève régional en pdf