| Pour le service public, l’emploi, les salaires, les retraites, tous ensemble en grève le 23 mars 2010 |
|
|
| Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - Communiqués |
| Mercredi, 17 Mars 2010 16:44 |
|
Sous le double effet de politiques nationales de casse des Services Publics et des directives européennes, la SNCF, depuis plusieurs années, est soumise à une succession de réorganisations menées au pas de charge par la Direction. Cette stratégie qui repose sur le pilotage par branche autonome (activités et filiales) remet en cause l’unicité, le caractère intégré de la SNCF, le statut des cheminots et leurs conditions sociales. Ces évolutions ne sont pas sans conséquence sur les transformations en profondeur de l’EPIC SNCF avec une structuration verticale en branches distinctes. L’application de cette stratégie à l’activité Fret entraîne un recul sans précédent de son chiffre d’affaires et de ses parts de marché, contradictoires avec les objectifs du «Grenelle de l’environnement» et amplifiant la désertification économique de certaines régions. Alors que la direction SNCF s’active en coulisse pour saborder le Fret, les actions locales avec la CGT se multiplient (rassemblements au triage de Gevrey le 19 janvier et au dépôt de Perrigny le 18 mars 2010) pour maintenir l’ensemble des triages par gravité et pour stopper le transfert de charges vers les filiales privées qui siphonnent le trafic de Fret SNCF.
Malgré une direction SNCF qui se veut rassurante, les masques tombent dans les EIC où la productivité est annoncée, à l’équipement où le travail de nuit et de week-end sera généralisé, au TER avec le projet de déréglementation du travail sous couvert de l’ouverture à la concurrence… tous les métiers sont concernés.
Les cheminots et le Service Public payent une lourde facture de cette politique au regard de l’érosion des effectifs subit depuis 7 ans, 21 500 suppressions d’emplois de fin 2002 à fin 2009, 237 (hors Fret) sur la région pour la seule année 2009.
Le budget 2010, s’il reste en l’état, pourrait accentuer ce déficit puisque la Direction SNCF annonce la perte de 3713 emplois cette année, ce qui porterait le nombre de suppressions de postes à 25 000 en 8 ans, dont une grande partie au Fret.
La politique de «dégraissage des effectifs» conjuguée à celle dogmatique des restructurations incohérentes (et qui se poursuivent : sur la région, ce sont les projets COPEM regroupant les ADC, les ASCT, les agents d’escale et vente, le rattachement de l’UO TER Nevers et UO Auxerre, la création d’une UP TGV qui dessinent le contour d’ un établissement mono-activité, le découpage des territoires de la SUGE…) entraînent des conséquences fâcheuses au quotidien pour les usagers de la SNCF et plus généralement pour les conditions de vie et de travail des personnels.
La souffrance au travail des cheminots et le stress occasionnés par la stratégie industrielle et managériale de l’entreprise sont aujourd’hui des faits malheureusement avérés : changement d’affectation ou de poste, maîtrise partielle d’un nouvel emploi, surcharge de travail, des objectifs trop difficiles à atteindre.
La qualité de travail se dégrade.
Les cheminots voient le Service Public dû à la nation se déliter. C’est pourtant le repère essentiel qui donne du sens, du contenu et une finalité à notre travail.
La CGT exige un changement radical des politiques menées depuis plusieurs années. Cela passe par une autre organisation de la production, des moyens humains, matériels et financiers. Nous réitérons notre proposition d’établissements multi activités pour optimiser l’effet réseau et les avantages de la production liée par la mutualisation des ressources, pour plus de souplesse et de réactivité.
Ce dont a besoin l’entreprise, c’est d’une politique de l’emploi permettant d’assurer et de réaliser la charge de travail dans de bonnes conditions, d’améliorer la qualité du service et la sûreté.
La CGT revendique l’augmentation du nombre d’embauches au statut à hauteur des effectifs de la région SNCF au 31/12/2009 et le recrutement de 203 cheminots pour remplacer tous les départs (retraites, autres).
Il est fondamental que le Service Public Ferroviaire préserve ses compétences dans le but de les transmettre aux générations futures.
La question de l’emploi, c’est aussi le levier essentiel du financement du régime spécial des cheminots.
À l’heure où 16 000 cheminots sont susceptibles de faire valoir leur droit à la retraite à l’horizon 2012, ce sont autant de recrutements qu’il faut réaliser pour maintenir l’équilibre financier de notre régime, soit 203 (hors Fret) sur la région rien que pour l’année 2010.
Au moment où le Président de la République annonce une nouvelle réforme des retraites cette année, nous réaffirmons notre opposition contre toutes les mesures qui remettent en cause nos conditions de départ et qui imposent de travailler plus longtemps.
La CGT réitère son attachement au système de répartition, au maintien de l’ouverture des droits à la retraite à 55 ans (50 ans pour les ADC) et du calcul des pensions de retraite sur le traitement des six derniers mois.
La réforme n’est pas encore engagée, mais le rapport de force le 23 mars, comme première étape avant les premières annonces du gouvernement, sera déterminant pour préserver et améliorer le système de retraite solidaire par répartition.
Autre élément indissociable de l’emploi pour le financement de notre protection sociale, la question des salaires.
Les cheminots, à l’instar de l’ensemble des salariés, sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat, à la précarité, aux fins de mois difficiles. Ils attendent de la part de la Direction SNCF des annonces fortes sur le niveau des salaires et pensions. Ce sont, pour la région, plus de 2000 signatures sur la pétition initiée par la CGT.
En convergence avec les salariés du public et du privé, la Fédération CGT appelle les cheminots à une grève carrée le mardi 23 mars 2010 dans l’unité avec l’UNSA et la CFDT.
Pour exiger l’ouverture de négociations et la satisfaction des revendications.
TOUS ENSEMBLE PUBLIC / PRIVÉ PARTICIPONS MASSIVEMENT
À LA JOURNÉE NATIONALE DE GRÈVES ET DE MANIFESTATIONS. Lieux et horaires des manifestations dans les localités de Bourgogne et Franche-Comté :
Dijon : 15 h 00 Place de la Libération.
Montbard : 16 h 00 Place Gambetta.
Chalon-sur-Saône : 15 h 00 Maison des syndicats.
Mâcon : 10 h 30 devant l’entreprise Essex-Nexans puis à Chalon l’après-midi.
Besançon : 10 h 00 Place de la Révolution.
Lons-le-Saunier : 15 h 00 Place de la Liberté.
Dole : 10 h 00 Place Barberousse.
Vesoul : 10 h 30 Place Menet.
*Un préavis régional de grève a également été déposé du lundi 22 mars 2010 à 20 heures au jeudi 24 mars 2010 à 8 heures,
couvrant l’ensemble du personnel. Pour les agents concernés (ADC, ASCT, aiguilleurs), déclaration individuelle d’intention (DII) à remettre dans les établissements 48 heures avant le début de la grève
|






