| Stoppons la casse du FRET SNCF |
|
|
| Dossiers - Fret SNCF |
| Jeudi, 07 Janvier 2010 20:57 |
Refusons l’abandon du triage à GevreyDepuis son ouverture en 1957, le triage de Gevrey participe activement au tri et à l’acheminement des wagons de marchandises. Sa situation géographique sur des axes de transits importants (PLM, Bénélux, Alpes, Sud) a naturellement favorisé son développement . Malgré les baisses d’activité dans le transport ferroviaire de marchandises dès les années 70 et les différentes réformes et restructurations qui ont eu lieu dans la décennie 80, la place du triage de Gevrey, au plan national, n’a jamais été remise en cause.
Les différentes restructurations (6 plans dits « de sauvetage » ont été mis en place en seulement 20 ans) n’ont fait que réduire toujours plus l’appareil de production supprimant massivement des emplois et le nombre de points de dessertes (fermetures à l’activité FRET de plus de 500 gares…) sans améliorer le service rendu et sans réduire pour autant le déficit !
Les suppressions d’emplois se sont accélérées depuis 2003 et la mise en place du plan VERON. Les nouvelles orientations sont celles de la productivité et de la rentabilité financière au détriment du service public rendu à la collectivité et de l’efficacité sociale. Aujourd’hui, la SNCF confirme ses choix d’abandon du trafic de wagon isolé (60 à 70 % serait abandonné au profit de la concurrence routière) et veut adapter son outil de production en conséquence.
Concrètement, seuls 3 triages conserveraient l’activité de tri par gravité (avec utilisation de bosse) : Woippy, Sibelin et un troisième à désigner en région parisienne. Pour les autres (11 au total), seul le tri à plat serait conservé dans un premier temps. Pour mémoire, le nombre de triages à la gravité était de 31 en 1989 et de 18 en 2000 !
Pour Gevrey, ces changements d’activité conduiraient à des évolutions vers une organisation en 2X8 avec les pertes d’emploi (-22 dès Fevrier) que cela représente, ainsi qu’à terme des pertes de compétences et de savoir-faire.
Sans réaction des cheminots, d’autres réorganisations suivront en allant jusqu’au dénouement du projet avec le tri à plat pour un trafic réduit de 60 à70 %.
Pour l’ensemble des métiers des cheminots du triage (Materiel, Equipement, Conduite), les suites ne seront pas neutres.
Alors que l’axe autoroutier Nancy/Dijon (A31) vient de passer à 2 fois 3 voies pour mieux gérer l’afflux de transport routier sur un axe déjà saturé, la politique d’abandon du wagon isolé va remettre sur les routes
1 200 000 camions supplémentaires à l’horizon 2020. Bonjour les annonces du Grenelle de l’environnement… La communication de la SNCF en interne, comme en externe, avec une coûteuse campagne publicitaire s’inscrit dans la logique des annonces gouvernementales et ne cherche qu’à positiver ce qui serait effectif en 2020,en ignorant les effets immédiats des décisions de casse.
L’avenir ne sera qu’économique selon la SNCF et le Gouvernement ou fait de service public et d’efficacité sociale selon la CGT.
La CGT, régionalement, met cette question en débat, dans et hors de l’entreprise, le 19 janvier 2010 autour de 2 initiatives :
- à 12 heures, par un rassemblement régional des Cheminots devant
l’ex-siège d’établissement du triage de Gevrey pour déclarer le site Fret d’utilité publique. - à 17 heures, lors d’ un débat public sur le Fret SNCF et son avenir, au Centre de Rencontres Internationales de Dijon . |









