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Ce jour 20 octobre 2009, à l’appel des Fédérations Syndicales CGT, SUD Rail, CFDT, plus de 30% de cheminots ont cessé le travail.(34% de grévistes à 16h30).
Ce niveau de mobilisation est à apprécier au regard du silence inhabituel d’une grande partie des médias, de la pression managériale agressive exercée vis-à-vis des cheminots et l’accompagnement zélé de la politique de l’entreprise par les dirigeants nationaux de l’UNSA cheminots. De ce point de vue, cette organisation a pris des responsabilités importantes pour l’avenir en jouant les télégraphistes du Président de la SNCF et en acceptant sans renâcler les promesses faites par ce dernier. Chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
Dans le prolongement de multiples actions organisées aux plans local et régional ponctuées par une participation croissante des cheminots, des populations, des élus, cette journée de grève doit être entendue par le gouvernement et la direction de l’entreprise.
En ce sens, après que le Président de la SNCF ait annoncé hier dans les médias le chiffre de 30% de grévistes à la veille du conflit, aujourd’hui, la direction ne cesse de triturer les pourcentages de grévistes, pour autant, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’elle fera baisser la température !
Dans ce contexte, gouvernement et direction SNCF viennent de recevoir un sérieux avertissement. Il y a urgence à ouvrir de véritables négociations à tous les niveaux de l’entreprise sur les réorganisations, la situation du Fret, l’emploi, les salaires, les pensions et les facilités de circulation.
En ce sens, forte de la mobilisation des cheminots, la CGT propose ce jour aux autres fédérations syndicales de cheminots (SUD Rail et CFDT) de s’adresser à la direction de l’entreprise pour être reçues dans les tout prochains jours et ceci dans le but d’obtenir de réelles négociations sur les revendications et des engagements concrets sur les propositions novatrices et alternatives que ne cesse de produire la CGT depuis des mois.
La SNCF appartient à la Nation, dans ce cadre, elle doit être gérée, s’organiser, se développer à partir des besoins de la collectivité nationale et non être cantonnée dans le business et la politique du fric !
La Fédération CGT appelle tous les cheminots à amplifier la mobilisation. Sans réponse allant dans le sens de nos exigences, la direction prendrait la responsabilité de la détérioration du climat social et de la montée du mouvement social.
Montreuil, le 20 Octobre 2009 à 17 h 30.

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