| Déclaration CGT CER du jeudi 17 février 2011 |
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| Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - CER |
| Vendredi, 18 Février 2011 00:00 |
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Monsieur le directeur, Après les Tunisiens c’est le peuple égyptien qui s’est mobilisé place Tahrir et qui a contraint le dictateur Hosni Moubarak « à dégager », pour reprendre le slogan porté pendant 18 jours. La CGT a manifesté son soutien au peuple égyptien partout en France comme à Dijon le 12 février dernier. La délégation CGT a présenté dans sa déclaration liminaire : ? un état des lieux précis de la production ferroviaire en lien avec l’évolution du secteur ferroviaire, des relations entre les différents acteurs, des désorganisations internes, du manque de moyens infra, matériels et humains… ; La Direction a tenté de persister dans l’autosatisfaction de sa gestion cloisonnée par branches et activités, en mettant les mauvais résultats sur le compte des grèves, des intempéries et des actes de malveillance. ? dans les commissions économiques des CER concernés par le plan d’action sur les 12 lignes sensibles ; Pour ce qui nous concerne, nous vous demandons monsieur le directeur, qu’une concertation sur la production soit organisée sur notre région sur l’ensemble des lignes et que nous travaillons a des avancées concrètes pour l’amélioration du Service Public et des conditions de travail des cheminots. Sur le FRET, et le triage de Gevrey, le président Pépy en mai 2010 à Besançon devant les Organisations Syndicales, sur demande de la CGT s’était dit favorable à l’organisation d’une table ronde tripartite avec un représentant de l’état, nous avons d’ailleurs évoqué ce fait à plusieurs reprises dans cette instance. Le 19 janvier 2011, la CGT a de nouveau porté l’idée d’une telle réunion devant la nouvelle Préféte de Côte d'Or, qui nous a donné un accord de principe. Il semble donc qu’aujourd’hui toutes les conditions sont réunies pour parvenir à cette réunion tripartite. Alors que l’INSEE constate une reprise de l’inflation pour l’année 2010 (+1.8%) et que de plus en plus de cheminots sont confrontés à une baisse sans précédent de leur pouvoir d’achat face à l’augmentation importante des prix des biens et des services de première nécessité (+6% pour les fruits, +3.6% pour le logement, l’eau, le gaz et l’électricité, +3.1% pour les légumes,…) il y urgence à prendre des dispositions permettant de répondre aux besoins des personnels actifs et retraités. De ce fait, les Fédérations Syndicales de Cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail exigent de la Direction SNCF: ? L’ouverture d’une véritable négociation salariale permettant une augmentation générale des salaires significative, pérenne et liquidable pour l’ensemble des cheminots (cadre permanent et contractuel). La CGT à elle seule dispose de plus de 3100 signatures, de la pétition unitaire sur les salaires pour la seule région de Dijon. Les autres Organisations Syndicales qui portent également cette pétition nous indiquerons peut-être aujourd’hui le nombre de signatures dont elles disposent. Quoi qu'il en soit monsieur le directeur, il est indéniable que cette question est brûlante, à la veille de la table ronde qui va se dérouler le 22 février prochain. Face à l’intransigeance et à la surdité de la Direction SNCF, et à l’appui du travail unitaire engagé depuis des mois, les Fédérations Syndicales CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT, réunies en interfédérale le 14 février 2011, appellent les cheminots à intervenir dans la proximité pour contraindre l’entreprise à engager de réelles négociations porteuses de véritables réponses. ? Le 22 février 2011, jour de la Table Ronde salariale, en se mobilisant dans les établissements, les chantiers, auprès des Directions locales et régionales, pour porter les cahiers revendicatifs locaux sur l’emploi et les conditions de travail, et exiger des mesures générales permettant d’améliorer significativement le pouvoir d’achat des cheminots. ? Du 18 au 25 février 2011, en participant massivement aux initiatives décidées dans les gares pour faire signer la pétition nationale unitaire Commercial Voyageur afin d'exiger avec les usagers l’arrêt des suppressions d’emplois, le maintien des guichets, et une offre tarifaire accessible à tous. De plus, Les Fédérations Syndicales représentatives CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT ont adressé un nouveau courrier au Ministre du Travail pour exiger l’ouverture d’un cycle de négociations sur la reconnaissance des métiers pénibles, sur la situation des cheminots ex-apprentis et ex-élèves, sur les droits parentaux, sur le relèvement du taux de réversion pour le minimum de pension, sur les droits des pacsés et des poly pensionnés. Le Syndicat CGT des cheminots de Chalon-sur-Saône sera à l’initiative de la commémoration de l’assassinat de Pierre SEMARD le lundi 7 mars à 17 H 30 sur la place qui porte le nom de l’ancien dirigeant de notre Fédération CGT des Cheminots. Vous étiez d’ailleurs Monsieur le Directeur à l’inauguration de cette place l’an dernier il faut le souligner. «La SNCF, entreprise d’État, a été – contrainte, réquisitionnée-, un rouage de la machine nazie d’extermination. « a déclaré le Président Pépy. Il nous semble utile de rappeler à la veille du 7 mars que Pierre SEMARD visionnaire, fervent défenseur de la paix et de la justice sociale, révoqué par la SNCF pour appel à la grève a été livré à l’occupant nazi par les défenseurs du « plutôt hitler que le Front Populaire ». « Dites à mes amis, les cheminots, que ma dernière volonté est qu’il ne fassent rien qui puisse aider les nazistes. Les cheminots me comprendront ; ils m’entendront ; ils agiront ; j’en suis convaincu». Disait-il dans son dernier courrier avant d’être fusillé par l’occupant. Les cheminots l’ont entendu ont agi, et ont payés pour nombre d’entre eux par la tortue, la déportation, par leur sang, par leur vie pour la libération de la France. Chaque année, le 8 mars, des millions de femmes et d’hommes soulignent partout dans le monde, la journée internationale de la femme, c’est l’occasion idéale de dresser le bilan des progrès accomplis en vue de promouvoir l’égalité des femmes, d’identifier les difficultés qu’elles doivent surmonter dans la société, de pointer les discriminations persistantes, de se pencher sur les moyens à prendre pour améliorer leurs conditions de vie. Cela vaut bien entendu dans l’entreprise : comme nous l’avions souligné lors d’une déclaration au CER en juin 2010 suite à la réunion de la commission égalité professionnelle les femmes sont les premières victimes des choix faits par le Gouvernement que ce soit avec la réforme des retraites, les milliers de postes supprimés à l’éducation nationale, la RGPP, la fermeture de nombreux centre d’IVG … nos propos sont malheureusement toujours d’actualité et sans revenir sur l’ensemble des éléments, nous constations notamment qu’il n’y avait pas plus de femmes sur notre région qu’en 2009, qu’elles représentaient 57,5% du personnel contractuel, que peu d’entre elles étaient cadres supérieurs, nous évoquions la proportion de femmes à temps partiel, les articulations des temps de vie, et que plus on monte dans les qualifications, dans les salaires là encore, moins il y a de femmes. Autant de choses dont la SNCF ne peut s’exonérer et cette journée du 8 mars doit trouver des développements des ramifications tout au long de l’année y compris en région pour trouver de véritables espaces de travail avec la direction et pour permettre l’amélioration de l’égalité entre les hommes et les femmes. Je vous remercie.
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