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Déclaration CGT CER du jeudi 21 avril 2011 Imprimer Envoyer
Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - CER
Lundi, 02 Mai 2011 17:36

La situation dans plusieurs pays arabes, avec des mobilisations des peuples sans précédent pour exiger la démocratie face aux dictatures en place, certaines depuis plusieurs décennies, nécessite une solidarité internationale.
Sur le plan européen, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande ou en Angleterre, les journées d’action se multiplient.
En France, la politique antisociale et sécuritaire du Gouvernement entraîne de plus en plus d’exclusions et de comportements racistes. Emplois, Salaires, Retraites, Services Publics sont autant de revendications qui motivent plusieurs conflits dans de nombreuses entreprises et qui convergeront le 1er mai.
Les salariés, retraités et particulièrement les femmes et les jeunes sont lourdement touchés par la crise qui s’est largement installée en Europe.
Après avoir grassement bénéficié d’argent public, les banques, les entreprises du CAC 40 annoncent ostensiblement des profits à la hausse au bénéfice des seuls actionnaires ! Par contre, pour les salariés c’est : salaires en berne, chômage massif, emplois précaires et intensification du travail !
Les gouvernements européens sont déterminés à intensifier la cure d’austérité : Le « pacte de compétitivité » ou « pacte pour l’euro » vise à mettre en place dès 2013 un nouveau dispositif permettant une intervention directe de l’UE dans les politiques budgétaires salariales et sociales des Etats avec amendes à la clé pour ceux qui ne respecteraient pas les orientations préconisées.
L’objectif final rejoint ce qui a été exigé en Grèce et en Irlande :
- Suppression de toutes indexations salariales
- Pression sur les salaires
- Ajustement de l’âge de la retraite en fonction de la durée de vie
- Inscription dans la constitution des Etats d’une obligation de limitation de l’endettement
- Intervention dans les politiques sociales, les négociations collectives, le financement des services publics
La situation est grave : 5 millions de demandeurs d’emploi, 8 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées… L’accroissement des inégalités et des injustices minent la cohésion sociale. L’absence de perspectives provoque interrogations et désarroi face à l’avenir !
Pour sortir de la crise économique et chasser les thèses xénophobes, il est urgent de répondre aux revendications sociales.
Autour d’une déclaration commune CGT – CFDT – FSU – UNSA et Solidaires, la CGT appelle l’ensemble des salariés du public et du privé à faire du 28 avril 2011 prochain une journée de mobilisation, pour agir sur la reconnaissance des métiers pénibles par des départs anticipés en retraite. Des rassemblements et manifestations sont prévus dans les territoires, dans notre entreprise, il y a encore plusieurs métiers entre autres à la vente, que la Direction refuse de reconnaître pénibles. Les cheminots prendront toute leur place dans cette journée d’action.

De plus, dans le cadre de la particularité de la problématique ex-apprentis et ex-élèves sur la non-validation d’une partie voire de la totalité de leurs trimestres, un rassemblement national aura lieu devant le Ministère du Travail pour remettre les pétitions et exiger que le Gouvernement prenne rapidement une mesure qui rétablisse les cheminots ex-apprentis ou élèves dans leurs droits. Il y a urgence, 10 000 cheminots sont concernés.
La situation économique et sociale de l’entreprise, les enjeux lourds qui pèsent sur son avenir et celui des cheminots sont des points qui nécessitent l’intervention des cheminots, des usagers, des populations, des élus. La SNCF appartient à la Nation, au-delà du slogan, nous défendrons cette conception de service public que nous avons de notre entreprise.
La situation gravissime de Fret SNCF, la volonté d’ouverture à la concurrence du service voyageurs national comme les TER avec le rapport Grignon, les politiques de casse menées à l’Infra et au Matériel, les attaques contre nos services communs et transverses, l’emploi, les salaires et les conditions de sécurité des circulations, des populations, des cheminots seront au centre des préoccupations, des exigences de ces prochaines semaines.
RFF veut imposer à la DCF de s’installer dans ses murs en février 2012 dans le cadre d’une Co-localisation. Le but est de capter les savoirs et le savoir-faire des cheminots, pour ensuite se débarrasser de la SNCF dans la construction des futurs plans transports.
Prés de 40% des cheminots de ces services étaient en grève le 12 avril. Il faut noter qu’à la DCF, ils étaient en grève à 70%, ce ne sont que des agents de maîtrise et des cadres.
Un rassemblement aura lieu le 24 mai prochain à Bruxelles à l’appel d’ETF, dans le cadre de la refonte du 1er paquet ferroviaire.
Face à une politique ultralibérale de la Commission Européenne qui n’a de cesse de créer, d’accentuer les conditions et les obligations de mise en concurrence des secteurs publics, la CGT appelle les cheminots à se mobiliser. Le ferroviaire n’échappe pas à cette orientation et à cette volonté politique.
La direction envisageait que la table ronde sur les salaires du 22 février dernier soit conclusive. Mais le travail de la CGT avec plus de 40 000 pétitions remises a permis d’ouvrir un cycle de négociations via des bilatérales en vue d’une table ronde le 10 mai.
Contrainte de tenir compte de la mobilisation, la direction a fait quelques premières annonces, insuffisantes bien sûr au regard de la situation du pouvoir d’achat des cheminots, de la flambée des prix qui ne cesse d’augmenter (pétrole, gaz, loyer, dans la grande distribution...), et a ouvert des pistes, notamment sur les primes de travail des sédentaires, la PFA, l’indemnité de résidence et sur les bas salaires…
Comme nous l’avons dit au président Pépy le 14 avril à Dijon qui a reconnu que les salaires à la SNCF étaient bas, les cheminots sont mobilisés sur cette question salariale et le 10 mai ils attendent d’autres mesures d’augmentation générale.
À ce stade il nous faut évoquer les notations qui disons le commencent mal et vont aboutir vraisemblablement au dépôt de préavis de grèves par exemple au Technicentre ou sur l’ET BFC, si la situation n’évolue pas rapidement.


Vendredi 18 mars, se jouait une ultime séance de négociations sur les retraites complémentaires Arrco et Agirc. Cette dernière réunion s’est engagée sur la base d’un nouveau projet d’accord remis sur table par le MEDEF. Celui-ci est bâti à ressources constantes, le MEDEF se refusant obstinément à une augmentation des cotisations patronales. Sans ressources nouvelles, les régimes Arrco et Agirc sont appelés à rencontrer à brève échéance de nouvelles difficultés financières. Dans l’esprit du MEDEF, le seul remède serait de s’attaquer aux pensions liquidées, en les abaissant de manière significative.
Plutôt que d’ajuster les cotisations, c’est donc l’ensemble des droits à retraite qui servirait de variable d’ajustement. Le texte porte ainsi :
L’alignement des régimes complémentaires sur les régimes de base pour ce qui concerne les âges, en particulier celui de la retraite sans abattement. Ainsi, ce dernier serait porté de 65 à 67 ans ; Aucune ressource nouvelle ; Baisse du taux de remplacement (évolution de la valeur du point sur l’évolution des prix et non sur le salaire moyen), qui a déjà baissé de 25% à 30% depuis 1993. Le danger grandi de voir un nombre croissant de salariés se tourner vers les dispositifs par capitalisation.
Cela affaiblirait encore davantage nos systèmes par répartition et serait désastreux pour les retraités actuels, plus encore pour les retraités futurs. Rappelons que dans les systèmes par capitalisation, la totalité des risques est assumée par les salariés.
Voilà le genre d’accord que certains trouvent équilibré : CFDT FO et la CFTC ont donc signé ce nouveau mauvais coup contre les salariés !
Étrangement toutes ces signatures se sont apposées à côté de celle du MEDEF au lendemain des élections professionnelles dans notre entreprise.
Le MEDEF s’en réjouit d’ailleurs en écrivant dans une note interne, je cite : « Cet accord s’inscrit également dans la droite ligne de la réforme des retraites du régime général et du « Pacte pour l’euro » qui préconise très clairement que les régimes de retraites doivent évoluer en fonction de l’évolution démographique et donc de l’espérance de vie. Le recul des deux bornes d’âges, respectivement à 62 et 67 ans, est aujourd’hui entériné par le dialogue social. » fin de citation.
Après consultation de ses organisations, la CGT a décidé de ne pas signer l’accord du 18 mars sur les retraites complémentaires ARRCO et AGIRC.

Nous reviendrons pour finir sur les Activités Sociales et Culturelles.
Non pour donner un écho à la campagne démagogique menée par d’autres Organisations Syndicales représentatives, mais bien pour réaffirmer l’engagement de toute la CGT dans la mise en œuvre de l’accord de gestion signé par la CGT, l’UNSA et la CFDT et ratifié à l’unanimité des CE par un vote majoritaire de chacun d’entre eux en janvier dernier.
Un accord qui donne au CCE une délégation de gestion des activités dites « à caractère national » que sont les Vacances Enfance Jeunesse, les Vacances Familles, le Service du Livre et Bibliothèques et l’aide aux Sociétés d’Agents dans un principe de solidarité et d’égalité de traitement.
À l’initiative des élus CGT, le CCE a acté dans son budget 2011 des mesures tarifaires susceptibles de favoriser l’accès aux séjours de vacances aux familles les plus modestes.
Par ailleurs, un effort important est effectué pour la valorisation du patrimoine cheminot.
Enfin, la Direction de la SNCF a donné une suite favorable, lors de la séance plénière du 15 mars, au projet porté par les élus CGT pour l’acquisition, par la SNCF, du Village de Vacances « Le Victoria », situé à St Jean de Monts, en Vendée.
Si on y ajoute la priorité des priorités du CCE, à savoir l’enfance-jeunesse (toute demande de vacances fait l’objet d’une réponse positive), alors oui, on peut affirmer que les orientations portées par la CGT depuis plus de 25 ans en matière de vacances et d’accès aux pratiques culturelles et sportives favorisent le plus grand nombre, à l’inverse de l’élitisme accolé aux chèques de toute nature!
Je vous remercie.