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Monsieur le Directeur,
Le 16 novembre dernier ce sont près de 150 cheminots de la région de Dijon qui se sont rassemblés à l’appel de la CGT de l’UNSA de la CFDT et de SUD-Rail.
Les Fédérations syndicales des cheminots CGT, UNSA et CFDT réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 55 ans (50 ans pour les ADC) et leur opposition à l’abaissement du niveau des pensions et à l’allongement de la durée de cotisation.
Face à l’urgence d’améliorer les conditions de vie des cheminots, elles demandent l’ouverture de négociations visant à réévaluer les salaires ;
Face à la nécessité de faire progresser la qualité de la production, la sécurité des circulations, les conditions de travail et la santé physique et mentale des cheminots, elles demandent que s’ouvrent des négociations sur l’emploi et les organisations du travail ;
Depuis des mois, des exigences sont portées par les cheminots au sens des métiers. Elles demandent, dans le cadre de la DCI qu’elles ont déposé le 8 novembre 2010, que des négociations productives et sérieuses soient ouvertes pour l’ensemble des filières :
- les questions de primes de travail et de la pénibilité pour les agents du commercial voyageur ;
- la revalorisation de la prime de travail, l’emploi et les conséquences des restructurations pour l’ensemble des services RH et administratifs, pour les cheminots de la SUGE et pour les informaticiens auxquels on doit ajouter le dossier Ulysse ;
- l’organisation de la production au matériel ;
- les externalisations de charges et les organisations du travail à l’équipement ;
- les conséquences sur la production et les conditions de travail de la politique menée au sein de la DCF et des EIC ;
- les projets tels que « Coeur de Cible », les fusions d’établissements ou les EEV mono activité et multi métiers pour les agents des ECT ;
- la spécialisation par activité et les projets tels que Sirius ou les problèmes liés à l’exposition à l’amiante pour les ADC ;
- sans oublier pour les deux métiers d’ADC et d’ASCT, les projets de roulements pour le changement de service à venir.
Pour l’ensemble de ces dossiers, tant au niveau des établissements, que régionalement et nationalement, elles demandent que cessent les postures de blocage du dialogue social et les positionnements dogmatiques des Directions afin que soient prises en compte les propositions alternatives portées par les organisations syndicales et les cheminots ;
Concernant le Fret, elles demandent l’ouverture de négociations sur l’avenir des triages par gravité sur notre région celui de Gevrey, sur la stratégie industrielle pour l’activité «Wagon Isolé», sur l’emploi et le développement d’une politique de volume apte à répondre aux attentes nationales d’un report modal immédiat et réel de la route vers le rail du transport des marchandises dans notre pays dans le cadre d’un service public répondant à l’intérêt général ;
Elles exigent, malgré les difficultés de validation des trimestres d’apprentissage ou d’élève par la CNAV pour les cheminots ex?apprentis ou ex?élèves, que la direction SNCF applique à ces derniers la mesure d’augmentation de 2% du traitement liquidable négociée lors de la réforme des régimes spéciaux de retraite en 2007.
Face à la forte mobilisation des cheminots depuis le début de l’année, la direction a décidé de refuser la négociation, de jouer le pourrissement, et de s’en prendre aux premiers militants qui portent ces revendications.
C’est ainsi que nous avons appris lors du rassemblement du 16 novembre, qu’une plainte avait été déposée concernant les événements au Technicentre BFC du 14 octobre dernier, en plus des deux demandes de renseignements écrits visant notamment le secrétaire du CER Michel GILLON.
Vous avez à cette occasion maintenu vos propos sur ce dossier, y compris le fait que vous aviez porté des accusations par écrit à l’ encontre de ces cheminots sans vérifications préalables. Notons que vous ne saviez même pas que M GILLON était sur les lieux avant que le Secteur Fédéral CGT des cheminots ne vous le dise par téléphone. Rappelons par ailleurs que cela fait maintenant des années que nous dénonçons les pratiques managériales sur cet établissement et que vous êtes resté sourd à toutes nos interpellations.
Les cheminots présents ce jour-là se sont contentés de remettre une pétition au Directeur d’établissement.
Nos délégations CGT UNSA et CFDT face aux accusations inadmissibles dont font l’objet Michel GILLON, Pierre Henri BERANGER, et Sébastien GODIN, décident de quitter immédiatement cette séance plénière du CER.
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