Trains sans controleurs

Analyses contre propositions CGT

Notre dossier

Comptes Rendus CER

Retrouvez les comptes rendus

CER SNCF Dijon

Salaires

Exigeons de vrais salaires !

Notre dossier

Triage de Gevrey

La CGT et si j'y étais!
La SNCF teste le FRET

A qui le tour?

Lettres D'Informations




Declaration CGT CER du 24 septembre 2009 Imprimer Envoyer
Secteur Fédéral CGT Cheminots Dijon - CER
Vendredi, 25 Septembre 2009 00:00

Alors que gouvernement et patronat instrumentalisent une crise du capital qu’il ont orchestrée par leur recherche effrénée du profit, dans nombre d’endroits le mouvement social s’organise, s’exprime et agit pour rejeter une politique qui multiplie les exclusions, la précarité et les travailleurs pauvres.

Après les actions et les luttes professionnelles et interprofessionnelles menées unitairement depuis le début de l’année, les salariés, les cheminots ont toutes les raisons de se mobiliser pour exiger la satisfaction de leurs revendications qui font l’objet d’une plateforme commune élaborée par 8 organisations syndicales.
La période estivale, comme il est coutume en France, a été marquée par une série de mauvais coups : le travail du dimanche, la privatisation de La Poste, la poursuite de la casse du tissu industriel de notre pays, la remise en cause des droits sociaux sur les retraites pour les mères de famille, même si sur ce dernier point il semble que tout ne soit pas réglé.
 
La CGT avec les salariés, les privés d’emploi et les retraités, ne se laissera pas faire et propose au contraire de relancer durablement la croissance par l’augmentation des salaires et pensions, l’instauration d’une sécurité sociale professionnelle, une réforme fiscale et la régulation des dividendes versés aux actionnaires.
 
Dans ce contexte, la place et le rôle des services publics, pour redonner la priorité à l’intérêt général, apparaissent plus que jamais nécessaires et urgents.
 
La SNCF, entreprise publique nationale de service public doit être, avec les autres grands services publics, le levier d’une politique publique permettant réellement d’intégrer les critères du développement durable : l’économique, l’environnemental et le social.
 
Mais la stratégie de la Direction ne s’inscrit nullement dans cette perspective, au contraire, au nom de la concurrence elle s’inscrit dans une logique financière et transforme l’entreprise publique et son groupe, en un groupe industriel comme les autres où les valeurs de Service Public sont abandonnées pour intégrer les cheminots aux objectifs du marché.
 
La mise en oeuvre du projet « Destination 2012 » et son outil managérial « Simplifier la SNCF » vise l’éclatement interne de la SNCF en traçant les pointillés de la vente à la découpe des activités.
 
Les annonces au début de l’été de la restructuration de l’infra, la création des EIC et de la branche « gares et connexions » poussent toujours plus loin la politique de démantèlement de l’entreprise intégrée avec comme modèle le Fret.
 
La présentation des comptes semestriels a été l’occasion d’organiser une dramatisation orchestrée par la Direction de la SNCF, le gouvernement pour justifier la nécessité d’accélérer la transformation structurelle de l’entreprise et de stigmatiser le Fret notamment le wagon isolé qui serait responsable en grande partie de ces mauvais résultats.
 
La réunion tripartite entre SNCF, Etat, Organisations syndicales qui s’est tenue lundi 21 septembre, suite au courrier adressé au Premier Ministre par la Confédération CGT et la fédération CGT des cheminots, le CCE du 22 septembre puis le CA du 23 septembre, n’ont pas tenu compte des propositions alternatives que la CGT a proposée pour relancer l’activité Fret SNCF.
 
La direction reste campésur ses positions, à savoir : l’abandon de 60 % du wagon isolé, la création de plusieurs filiales et d’opérateurs privés de proximité, la déréglementation.
 
L’annonce du plan gouvernemental de 7 milliards d’euros ne peut duper les cheminots et leurs représentants.
 
Pour La CGT, ce financement n’est pas réglé étant entendu que l’on parle de partenariat public privé(PPP), des Contrats de Projets Etat Régions et du grand emprunt qui demeure flou pour le moment.
 
Le seul financement identifié clairement est le milliard d’euros de la SNCF par la suppression de la moitié du wagon isolé et de milliers d’emplois au Fret.
C’est inacceptable !
 
Les mesures annoncées par le gouvernement pour le transport ferroviaire de marchandises : autoroutes ferrroviaires, le combiné portuaire, le Fret à grande vitesse … mêmesi La CGT porte depuis de longues années un certain nombre de ces projets, ceux-ci ne peuvent être conçus et présentés pour justifier la casse de l’existant.
 
Ces projets de même que le schèma directeur de l’entreprise avec ses 9 projets industriels, tous à l’horizon 2015/2020, semblent bien éloignés face à la situation actuelle.
 
Alors que le gourvernement, sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique, tente d’instaurer une nouvelle contribution injuste pour les ménages appelée « Taxe Carbone » et qui ne répond pas aux enjeux posés, la Direction SNCF avec l’aide du gouvernement s’apprête à déverser des millions de camions supplémentaires sur les routes.
 
La CGT refuse l’abandon du wagon isolé : un non sens environnemental, pour l’aménagement du territoire, industriel avec la fermeture de sites de productions ferroviaires, économique en supprimant 20 % des trafics de Fret SNCF et autant de chiffre d’affaires et social par la suppression massive d’emplois et des conditions de travail dégradées.
 
Les différentes actions revendicatives régionales dans plusieurs sites, le rassemblement national le 16 septembre au Bourget (près de 5000 cheminots) à l’iniative de la CGT, ont contraint le gouvernement et la Direction SNCF à se mettre autour de la table. La CGT entend mettre le processus de discussion sous la vigilance des cheminots et en appui de leur mobilisation pour que soient entendues nos propositions et revendications.
 
Mobilisés, les cheminots le seront également par leur présence le 03 octobre pour organiser la consultation populaire contre la privatisation de la Poste.
 
Puis ils s’inscriront dans la journée mondiale de mobilisation des travailleurs le
07 octobre pour le travail décent, à l’appel de la Confédération Syndicale Mondiale et de 6 organisations syndicales françaises - CGT, CFDT,CGC, FSU, UNSA et Solidaires - pour l’emploi, les salaires, les retraites et le service public, comme ils participeront aussi à la manifestation nationale interprofessionnelle à Paris le 22 octobre pour l’emploi et le développement de l’industrie.
 
Enfin dans l’entreprise, une DCI unitaire déposée par la CGT, l’UNSA et la CFDT est toujours en cours. Elle porte sur les questions Fret, la structuration de l’entreprise, l’emploi, la politique salariale et les facilités de circulation.
 
Si nous ne sommes pas plus écoutés et que la Direction s’entête à passer en force ses projets nocifs pour le service public ferroviaire et les conditions sociales des cheminots - un certain nombre sont menés dans cette instance et donc, Monsieur le Directeur, vous devez y prendre toute votre part - la CGT saura prendre ses responsabilités et appeler les cheminots à une action de haut niveau et rapidement.
 
Pour terminer, je voudrais revenir sur un autre sujet qui nous est cher, pour cette instance qu’est le CER, puisque notre persévérance a fini par payer, c’est la réponse de la Direction de la SNCF à nos revendications en matière de dotation des activités sociales et du fonctionnement dans nos CE et CCE.
 
Pour la première fois depuis la création des CE à la SNCF, le pourcentage de la masse salariale qui détermine le niveau de la dotation des activités sociales va être augmenté et de façon pérenne avec la réévaluation du 1,721 %.
 
C’est un recul imposé à la SNCF qui comptait faire payer au CE les conséquences des restructurations qu’elle décide seul et contre l’avis des cheminots et de leurs organisations syndicales.
 
La CGT va poursuivre l’action pour gagner une revalorisation de la dotation sociale égale à 3 % de la masse salariale brute des actifs et 1 % des retraités et pensionnés.