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Le 26 mars 2009 se sont déroulées les élections professionnelles CE/DP à la SNCF.
Malgré les multiples difficultés dans l’organisation pratique de ces deux scrutins, envoi tardif des votes par correspondance, erreurs dans la remise d’enveloppes pour le vote physique… et des problèmes liés à la distribution de la poste, les cheminots, en participant à 73,5% à ces consultations nationales, ont de nouveau démontré leur attachement au fait syndical et la légitimité de leurs représentants.
Ce moment fort d’expression démocratique dont les enjeux ont dépassé le périmètre de l’entreprise a confirmé la CGT comme première organisation syndicale à la SNCF avec 41,74% à l’élection des Délégués du Personnel et 39,30% à celle des Comités d’Établissements, loin devant la deuxième organisation syndicale qui se trouve à 21,24 points derrière la CGT.
La CGT conforte sa place de première organisation syndicale dans l’encadrement et reconquiert la seconde place dans le collège cadre. En faisant progresser l’audience de la CGT, les Maîtrises et Cadres ont exprimé leur opposition aux choix politiques, stratégiques et managériaux conduits par la direction de l’entreprise.
La CGT est aussi le premier syndicat chez les Agents de conduite.
Sur la région, la CGT, première organisation syndicale, obtient des scores très proches du national, 42,21% à l’élection DP et 38,94% à l’élection CE.
Premier syndicat à l’Exécution et chez les Maîtrises, la CGT devient la première organisation syndicale chez les Agents de conduite avec 34,38% (35,82% si on y ajoute les suffrages exprimés chez les ADC du FRET sur le périmètre régional).
Ceux qui misaient sur un recul significatif de la CGT en sont pour leurs frais.
Le résultat de la CGT est d’autant plus important que ce scrutin était marqué par un fort renouvellement du corps électoral (22 000 départs, 15 000 jeunes votant pour la première fois), des bouleversements comme les réorganisations/ fusions d’établissements.
C’est également dans un contexte particulier, lié à la nouvelle loi sur la représentativité syndicale et les opérations de recomposition syndicale fortement encouragée par la direction SNCF, que la CGT sort renforcée puisqu’elle est la seule organisation syndicale à passer la barre de 30%, seuil requis pour qu’un accord d’entreprise soit déclaré valable.
Cette situation devrait contraindre la direction à changer d’attitude vis-à-vis de l’organisation syndicale majoritaire.
Par ce vote les cheminots ont manifesté combativité, responsabilité et ont validé la démarche de la CGT alliant contestation aux mauvais coups, propositions, luttes et négociations sur les revendications locales et nationales, sur tous les dossiers d’actualité tels les retraites, les salaires, l’emploi, l’avenir du FRET, le logement, les facilités de circulation, les conditions de travail.
Direction SNCF et gouvernement doivent revoir leurs stratégies et s’engager vers d’autres choix que les suppressions massives d’emplois, la remise en cause des acquis sociaux, la casse de l’activité FRET, la déréglementation du Travail et le démantèlement du Service Public.
Après ces résultats, la mobilisation dans l’entreprise le 29 janvier, amplifiée le 19 mars avec plus de 45% de cheminots grévistes tous collèges, 42% sur la région, les multiples initiatives locales, les directions et le gouvernement ont à apporter des réponses rapides aux revendications.
La Fédération CGT des cheminots a interpellé à nouveau le Président de la SNCF le 23 mars 2009 sur ses responsabilités et ses devoirs pour, au plus vite, engager de véritables négociations sur les sujets qui mobilisent les cheminots actifs et retraités.
Les enjeux sont lourds, les inquiétudes et revendications sont grandes, les mécontentements s’expriment de plus en plus.
La Direction se doit de prendre la réelle mesure de la situation afin de se mettre autour de la table pour s’expliquer et répondre aux attentes des cheminots.
Continuer à être sourd à ce qui monte, à passer en force coûte que coûte, à contourner les organisations syndicales, à prendre des décisions dans leur dos et les mettre devant le fait accompli, consisterait à nous conduire dans des impasses dont les conséquences seraient préjudiciables pour le plus grand nombre.
La Fédération CGT des cheminots entend porter les exigences qui s’expriment au plus près des cheminots en élargissant les initiatives d’actions dans l’entreprise.
En ce sens, le 19 mars, en se mobilisant dans les établissements, les UO, les UP, les chantiers, les services, les directions régionales, les cheminots ont exprimé leurs revendications face à la dégradation de leurs conditions de vie et de travail.
Ce ne sont pas moins de 10 Demandes de Concertation Immédiate, 6 préavis de grève sur la région portant sur l’emploi, les conditions de travail, le respect de la réglementation du travail, les déroulements de carrière, les éléments de rémunération, contre l’EAS, les restructurations.
Vous refusez toujours de donner satisfaction.
Non les cheminots ne laisseront pas faire et ils seront dans l’action le 1er mai, comme l’ont décidé l’ensemble des organisations syndicales interprofessionnelles. L’objectif de cet appel sans précèdent des huit centrales syndicales CGT - CFDT - FO - CFTC - CFE/CGC - FSU - SOLIDAIRES - UNSA à manifester unitairement à l’occasion de la Fête du Travail, lancé hier lundi, est d’obtenir à tous les niveaux des mesures en faveur de l’emploi, des salaires, de la protection sociale et des services publics.
Les cheminots agiront en solidarité et en convergences d’intérêts avec les salariés du public et du privé, avec les retraités et les privés d’emploi. Ils exigeront :
- Le développement du service public ferroviaire SNCF
- Le maintien du caractère intégré et de l’unicité de la SNCF
- Une autre politique de l’emploi
- L’ouverture immédiate de négociations salariales avec la revalorisation de la valeur du point de grille et l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et des pensions.
Enfin, avant de terminer cette déclaration préliminaire, je tiens, pour cette dernière réunion plénière de ce mandat, à remercier les élus de la délégation CGT sortante au CER, du travail et du dévouement qui a été le leur pendant ces 3 années au service des revendications des cheminots, et ce, dans une période des plus difficiles. |