Le mercredi 3 février 2010, 35,65% de cheminots (à 11H) tous services ont cessé le travail à l’appel des fédérations syndicales CGT – UNSA – SUD Rail et CFDT pour obtenir des moyens supplémentaires (emplois, matériels, financiers…) nécessaires à l’amélioration au quotidien du Service Public ainsi que la satisfaction des revendications sociales.
Cette mobilisation de haut niveau illustre le climat social de plus en plus dégradé à la SNCF, qui avait déjà mobilisé les cheminots lors de la grève le 20 octobre 2009, de la manifestation nationale du 8 décembre 2009 et des différentes initiatives revendicatives dans les métiers.
Depuis 2003, la SNCF, sous les injonctions de l’Etat actionnaire et d’une succession de directives européennes de libéralisation du transport ferroviaire, abandonne peu à peu tous les transports qu’elle qualifie de non rentables économiquement.
Depuis de nombreux mois, la direction de l’entreprise restructure et réorganise à tous les niveaux. Ces nouveaux modes de fonctionnement des activités autour des produits provoquent au quotidien mécontentement, inquiétudes, interrogations des cheminot(e)s sur leur avenir et sur celui de l’entreprise publique SNCF. La politique d’entreprise menée au pas de charge en refusant d’entendre les revendications des cheminot(e)s et les propositions des organisations syndicales, voit la mise en place des EIC, la volonté de spécialisation des ADC et ASCT par produits, la mise en place de l’ELOG et de l’EVEN B/FC, la création de la branche « Gare et Connexions » et l’abandon de 60 à 70 % du trafic de Wagon Isolé et ses conséquence sur Gevrey et les sites ferroviaires.
L’Humanité s’est procuré un document interne émanant de la direction de l’entreprise publique qui prévoit l’abandon du transport de 255 000 wagons et un recul d’un tiers des volumes transportés par rapport à 2008. La mise en œuvre de ce plan interviendra après les régionales.
La direction de la SNCF s’est-elle fixé pour objectif de dégrader elle-même les résultats de sa banche fret ? Les conséquences de la crise économique sont régulièrement mises en avant pour justifier le recul des trafics et des volumes dans ce secteur.
La suppression du fret dit du wagon isolé devrait entraîner selon la CGT la suppression de 300 emplois sur le site de Gevrey, en Bourgogne. Une grève est prévue le 3 février prochain. Correspondance.
Dès février prochain, la capacité de traitement des wagons du triage de Gevrey (Côte-d’Or) va être diminuée par une nouvelle organisation du travail en deux-huit, remplaçant les trois équipes actuelles. Les conséquences directes se traduisent immédiatement par la suppression de vingt-deux postes.
Dans le cadre du processus revendicatif engagé, les cheminots de la région sont en attente de réponses à leurs revendications. Les réorganisations et restructurations en cours ou programmées créent de nombreux dysfonctionnements. Elles continuent de provoquer mécontentement, inquiétudes, interrogations des personnels sur leur avenir et sur celui de l’entreprise publique SNCF.