C’est par voix de presse que les Administrateurs CGT de la SNCF ont appris que la SNCF se retirait du projet X-Rail, projet dont pourtant elle était à l’origine.
En effet, en septembre 2008, lors d’une conférence de presse intitulée « Un service de Wagon Isolé de nouvelle génération », le directeur FRET de la SNCF présentait ce projet comme un maillon essentiel de sa stratégie pour un service européen de wagon isolé avec comme objectif :
Selon les Échos, la direction de l’entreprise publique veut négocier une convention collective pour les cheminots du TER. Opposée à ce projet, la CGT demande l’application de la réglementation actuelle à toutes les entreprises.
La SNCF veut remettre en cause la réglementation du travail de ses agents. C’est ce que confirme un article paru hier dans les Échos. Le quotidien économique révèle que la direction entend profiter de l’ouverture à la concurrence du TER pour négocier une convention collective qui uniformise les garanties collectives et l’organisation du travail des cheminots du TER, qu’ils travaillent pour la société nationale ou pour un de ses concurrents.
Quand l’information régionale est battue par la réalité des établissements cela fait mauvaise impression. La volonté de transférer toujours plus de vente vers les automates ne peut se faire qu’en supprimant des vendeurs donc ainsi en essayant de montrer que c’est par choix que les usagers utilisent les nouveaux canaux de distribution. Cette réalité n’est que partielle, car si des nouveaux moyens peuvent répondre à des modes de consommation modernes, c’est en fait moins de services qui sont proposés aux usagers, qui n’ont plus le choix de comment et, ou ils peuvent acheter un titre de transport.
Depuis 2003, la SNCF, sous les injonctions de l’Etat actionnaire et d’une succession de directives européennes de libéralisation du transport ferroviaire, abandonne peu à peu tous les transports qu’elle qualifie de non rentables économiquement.
Par daniel Geneste, secrétaire général de l’Union Interfédérale des Transports CGT, négociateur au Grenelle.
Que cache une Étude secrète du bilan carbone ferroviaire ?
Didier Le Reste et la fédération CGT des cheminots ne cessent de dire qu’il y a tromperie sur la marchandise. Ils alertent, avec raison, sur les conséquences du plan fret SNCF, établi dans le cadre de l’engagement national, « Fret ferroviaire d’avenir », du gouvernement. J’ajoute qu’il y a escroquerie intllectuelle sur l’écologie.
Le mercredi 3 février 2010, 35,65% de cheminots (à 11H) tous services ont cessé le travail à l’appel des fédérations syndicales CGT – UNSA – SUD Rail et CFDT pour obtenir des moyens supplémentaires (emplois, matériels, financiers…) nécessaires à l’amélioration au quotidien du Service Public ainsi que la satisfaction des revendications sociales.
Cette mobilisation de haut niveau illustre le climat social de plus en plus dégradé à la SNCF, qui avait déjà mobilisé les cheminots lors de la grève le 20 octobre 2009, de la manifestation nationale du 8 décembre 2009 et des différentes initiatives revendicatives dans les métiers.
L’Humanité s’est procuré un document interne émanant de la direction de l’entreprise publique qui prévoit l’abandon du transport de 255 000 wagons et un recul d’un tiers des volumes transportés par rapport à 2008. La mise en œuvre de ce plan interviendra après les régionales.
La direction de la SNCF s’est-elle fixé pour objectif de dégrader elle-même les résultats de sa banche fret ? Les conséquences de la crise économique sont régulièrement mises en avant pour justifier le recul des trafics et des volumes dans ce secteur.